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  • : Il est romancier.Il écrit des romans policiers.Il a déjà publié à titre personnel.Chaque année,il pond plusieurs histoires mais il ne publie pas.Il écrit car il aime cette pratique.Comme beaucoup d'artistes,il a besoin d'éternité.Son but n'est pas la célé
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 00:24


 

Mercredi 17 heure.

A dix sept heure précise, Jackie reçut comme un coup de poignards dans le dos. Elle ressentit une lame s

La femme se tordit de douleur, mais elle remarqua vite qu

Toutes ses raisons inexplicables créaient un climat de peur et d

Quand elle revint vers la fenêtre, les feux semblaient éteints et plus aucune voiture ne circulait. Le vent ne soufflait pas, il paraissait même inerte et la chaleur venait de diminuer ostensiblement. La femme baissa ses yeux en direction de la rue et elle se rendit compte qu

Elle releva sa tête et soudainement elle aperçue une forme s

La femme regarda la chose s

La dernière observation avant le duel dura quelques secondes et soudainement la femme n

Jackie eut peut être une prénotion ou un don. Ce sixième sens l

Dans cette substance, sa conscience se divisait avec sa chair et plus elle descendait plus ce plasma s

Mercredi 17 heure 15.

La belle petite Gaëlle restait blottie dans les bras de son homme. Depuis une quinzaine de minutes, elle avait complètement changé d

Dans cette atmosphère surchauffée et imprégnée d

Le chef de meute patienta quelques minutes et répondit mollement. Le général attendait de l

Les américains viennent de lancer leur seconde offensive. Plusieurs escadrilles ont réussi à contourner la lune. Ils sont lourdement armés !

Nous nous y attendions.

Mais tu ne veux pas déplacer le vaisseau ? Tu as bien vu ce qui c

Mais Sarrey ne fléchissait pas.

Je sais !

 

Quand sa fusée accéléra dû à l

Son colonel devant, ses hommes le suivaient sans vouloir s

Quand l

Dans la salle de l

 

Quelque minutes plus tard, la fusée à Oliver s

Cette intense pression perdura durant quelques minutes et soudainement, le ciel s

Une pluie de missiles traversa la zone proche de la fusée à Oliver et des centaines d

L

L

L

Deux milliers de missiles explosèrent en l

Un léger stress marqua le regard du général sari. Il savait l

 

Dans l

 

Oliver, avec la pression causé par l

Au fin fond de cette nuit profonde, Oliver se sentit soudainement capable de reprendre le dessus. Il ouvrit alors ses yeux et devant lui apparut ces monstres de martiens.

Vingt deux fusées réussirent à passer en travers la zone de sécurité. Le fuselage de la fusée au colonel Geletier ne résista pas à l

 

Un petit homme, l

Les trois hommes connaissaient parfaitement la manœuvre. Si un missile atteignait leur vaisseau, la déflagration pouvait les anéantir en un rien de temps. Du coup, tous les soldats membres de l

L

Je prends le douze !

Oliver le douze !

Une voix sourde répéta son nom et sans attendre le pilote déclencha son pilote automatique, il informa son processeur de sa priorité et sa fusée changea rapidement de trajectoire. Durant la manœuvre, l

Au loin, plusieurs missiles décolèrent du vaisseau. Oliver aperçut, sur sa droite, plusieurs scintillements, comme des lumières, des étoiles filantes.

La surface de la lune semblait aussi se rapprocher rapidement. Sa vitesse tombait mais l

Sarrey et sa femme sortirent de la salle et retournèrent rapidement à l

L

Son esprit se voyait déjà maître de l

Regarde là-bas. Au loin. Une fusée s

Il désigna un point noir du doigt. L

Oliver regardait fixement sa cible. Le vaisseau se rapprochait rapidement et son système d

Quelques secondes plus tard, le processeur avertit le pilote que la mise à feu pouvait se réaliser. L

Cette seconde paraissait s

Juste avant d

Quelques secondes plus tard, il pressa sur le bouton rouge et quatre missiles décolèrent sans attendre. Une fumée éparse envahit sa vision et quand la fusée dévia de sa trajectoire, il aperçut les missiles foncer droit sur le vaisseau.

La femme remarqua l

Dix secondes plus tard, une énorme explosion nucléaire balaya tout sur son passage. Le vaisseau mère éclata en milliers de morceaux, ne laissant aucune chance à la vie.

En fait, une dizaine d

La vague contourna ensuite la lune comme si sa surface lisse ressemblait à une pierre des fonds marin. Son mouvement, à son touché, ralentissait et perdait de sa vitesse et de sa force. Une impression originale et complètement folle. Une nouvelle génération de tsunamis, complètement hors norme.

Quelques instants plus tard, cette énergie se rapprochait de la terre. Une forme étrange et surnaturelle, impensable. Un élément nouveau que seul une poignée de personnes sur la terre put observer.

 

Jackie se relevait gentiment de son choc avec le sol. Elle observa autour d

La femme observa ce magma durant quelques minutes et revint un peu à la raison. Elle tenta d

Au bout d

Derrière les barrières de la cour, elle tenta d

Après elle retourna vers son quartier, retrouva sa maison avec son jardin. Le décor restait figé, les feuilles ne volaient pas et on ne pouvait entendre un seul bruit. Un silence parfait, un état de grâce, une parenthèse surréaliste.

 

Dans la salle de l

La table principale ressemblait à une table de réveillon au petit matin. Le président et les généraux semblaient avoir disparus dans la tourmente. Leurs fauteuils paraissaient encore tournoyer autour de leurs axes, la chaleur et leurs odeurs corporelles encore présentes. Elles se dissipaient gentiment et cherchaient à disparaître au plus profond des sous

 

Dans le salon à Gaëlle, une petite musique douce apaisait l

 

Quant à la chambre, la chose ne bougeait toujours pas, aucun signe et aucun mouvement ne présageaient à une quelconque influence. Les appareils de contrôles n

Le vaisseau ressemblait dès lors à une vraie orbite. Un satellite lunaire complètement mort et sans vie, flottant dans cette immensité telle un boulet disgracieux.

 

Les planètes du système continuaient à tourner autour du soleil comme si rien ne s

 

 

 

 

 

 

 

 

Daniel Gindraux, 2006, Réact2100, 34 heures.

 

enfoncer juste au dessous de ses côtes et ressortir par lavant, vers le nombril, un outil bien affûté et destiné à faire souffrir un maximum. aucun objet ne lavait touché. Alors elle tenta de se calmer et maîtriser la situation. Elle marcha vers les bureaux, observa et contrôla si lobjet ne la suivait pas. Elle remarqua au fait que rien ne bougeait. Tous les objets semblaient inertes et tous les éléments électroniques ne fonctionnaient pas. Les ventilateurs de refroidissement des processeurs paraissaient éteints et pas du tout opérationnels. Un silence inexplicable apparaissait devant elle et aucun principe ne présageait à cette inertie. La terre semblait ne plus tourner et la vie semblait éteinte.insécurité. Elle sentit soudainement seule, perdue au milieu du silence et du néant. Comme elle ne comptait pas sapprocher de lélévateur et descalier, elle sapprocha à nouveau de la fenêtre. Elle se sentait attirée par cette espace. en bas, toutes les personnes avaient disparues, comme volatilisées, balayées en un coup de vent.approcher delle. Un bloc gélatineux, épais mais transparent. Cette forme translucide sétalait dun immeuble à un autre, avançait gentiment et gobait tout être vivant et tout être organique. Derrière apparaissait une image de lhorizon transformée et décalée. Une vue différente, comme si les angles avaient disparues et les perspectives avaient été modifiées. Une bonne idée de la quatrième dimension. Un monstre surnaturel difforme dont lapparence trompeuse se mêlait aux images et aux reflets du soleil.approcher et leva son visage afin dobserver lespace, comme si elle recherchait réconfort auprès de son mari si loin déjà. Un ciel bleuté mais indifférent et des nuages épars complètement inertes. Elle resta là, la tête en lair, quelques secondes, mais revint rapidement sur le phénomène. Elle observa la rue entrain de se faire avaler et regarda en face delle. Cette masse traversait lespace et venait gentiment vers elle. Elle devait lavoir remarqué car des stigmates préconisaient son but imminent.hésita pas et sélança énergiquement dans le vide. Un geste rapidement exécuté. Le reflex de Jackie surprit la chose car lenveloppe sépaissit rapidement autour delle. La femme accéléra très rapidement et au contact de cette masse, à mi chemin environ, son corps salourdit et ralentit ostensiblement.invita à prendre rapidement une décision et à attaquer cet élément de front. Elle ne se sentait certes pas sauver, mais dans cette nouvelle atmosphère, elle se sentit soudainement enveloppée dune propriété spongieuse et feutrée. Son corps se mit à voler et son poids égalait celle dune feuille. Elle rebondissait avec légèreté et pouvait scruter lhorizon sans dogme et sans faiblesse. Sur son dos poussait des ailes et durant lespace dun instant elle se sentit devenir un ange. Ce legs rêvé et enfin réalisé. Ce mystère enfin dévoilé. épaississait. Cette densité de matière ralentissait sa descente et quand elle arriva en bas, ses pieds se posèrent au sol comme si rien dévident ne sétait passé. Jackie venais dêtre sauvée ou télé transportée. Son atterrissage demeurait sans encombre. La femme se plait à sa nouvelle nature.attitude. Son inspiration venait de tomber dans les oubliettes du pouvoir et les circonstances la rendaient plus femme soumise et compréhensive. Son âme venait de bifurquer et la peur et langoisse lenvahissaient à mesure. Elle ne supportait dailleurs plus de rester seule dans cet appartement sordide et cloisonné, cette maison close flottante et insupportable. Lunivers disparaissait et elle ne voulait, comme à son accoutumer, plus rester planter en face des ses miroirs comme si elle faisait partie des meubles et devait patienter le propriétaire pour sortir de son mutisme et égayer lambiance.une odeur malodorante, le téléphone retentit. Un appel interne provenant de la salle principale. Sarrey observait la chose comme si le plus grand diamant de lunivers lui appartenait. Des fréquences saccadées provenaient de lélément et des ondes inaudibles transperçaient les cloisons en béton armé. La chose venait de donner des signes de vie et certainement des signes de supériorité et de pouvoir.autre côté. Les événements limprégnaient. Son humeur changeait et sa nervosité saccentuait de plus en plus.est passé de lautre côté de la lune tout à lheure. La puissance de feu sera identique et nous sommes en plein milieu du champ.attraction de la lune, Oliver se sentit soulagé car il savait sa vulnérabilité fléchir un instant. Son escadrille venait de se faire repérer par les radars ennemis, mais à ce moment là, ce problème restait peu important car à la vitesse ou les fusées étaient lancées, peu de pertes devaient être constatées.arrêter. Ils pénétraient dans la nuit et la lumière faiblissait gentiment. Au loin, des éclairs jaillissaient et beaucoup de traces de fusées restaient figées pour une éternité éphémère. Des débris fusaient de partout et des restes dondes de choc se cognaient méchamment au fuselage.équipe changea de cap, laccélération diminua et Oliver vit au loin, enfin larmée martienne. Dans cet espace géant, les vaisseaux semblaient minuscules et complètement disparates. Une armée gigantesque comme celle de mars ressemblait à cet instant, à un vulgaire essaim dabeilles avec sa reine au milieu. Des points rouges et des lumières jaunit dans le lointain.état major général, le général Sari observa les mouvements ennemis et constata les avancés. Il sapprocha ensuite du micro et annonça sans équivoque, lautorisation de la contre attaque martienne. Plusieurs fusées et missiles avaient été placés en mode géo stationnaire proche de pôles de la lune. Ces petits essaims disséminés restaient éteints et tentaient de ne plus rien émettre et devaient réagir les premiers quand lennemi allait tenté de passer par les pôles. Des mines flottantes très redoutables car les fusées lancées à pleine vitesse là où lattraction était la plus forte, perdaient fréquemment leurs données et leur communication.approchait à moins de trente milles mètres de la lune. Un élément complètement hors sujet pour lhomme car il préféra rester concentré et tenter de résister au mieux à laccélération. Les taches bleuâtres de la lune et les reflets du soleil empêchaient une vision correcte et à force dinstabilité, les instruments de contrôle perdaient leurs données.éclaircit et chaque pilote retrouva ses appuis. La seconde bataille de la journée débuta dès lors et au désagrément des combattants, des milliers de points sinscrirent en un instant sur leurs écrans de contrôle.explosions et des percutions retentirent autour de lui, dans un secteur très condensé et si proche de la lune, que beaucoup de missiles, en perdition ou déviés par les brouilleurs, vinrent sécraser sur les flans de la planète. Dimpressionnantes explosions retentirent sur la surface de la lune et dans lespace proche du pole nord de cette planète. De fortes résonances retentirent jusquaux oreilles des pilotes et plusieurs ondes de chocs se fracassèrent contre les fuselages.armée américaine envoya au préalable, plusieurs milliers de missiles afin de contrer les missiles martiens stagnants. Ils contournèrent la planètes et arrivèrent malheureusement presque au même moment que les fusées. Des circonstances très critiques car dans la confusion, beaucoup de fusées furent directement touchées par des missiles ennemis.escadrille du colonel Geletier tentait de foncer et passer en travers cette nuée de missiles sans pouvoir réagir et gérer quoi que ce soit. Une dizaine de fusées disparurent ou implosèrent dès les premières minutes du combat, mais comme leur trajectoire changeait et variait, à force, les pertes diminuaient et la troupe se compactait de plus en plus afin de rendre leurs cibles moins brutes.état major américain décida de concentrer ses forces en deux points, les plus sensibles. En fait larmée venait de se diviser en deux et les deux groupes tentaient de passer par les deux pôles. La tactique nétait certes pas exceptionnelle et tout à fait prévisible, et la seule réelle surprise militaire concernait celle de la comète. Une surprise minimaliste car seule une petite escadrille pouvait éventuellement passer entre les mailles du filet tout en échappant aux radars ennemis. Un risque périlleux pour lescadrille du Colonel, mais daprès leurs idéaux, tout à fait honorable.espace de quelques minutes proche des deux pôles et dans un rayon très infimes. Cette si forte pression ravagea tout sur son passage et les opérateurs dans les salle de contrôle durent patienter quelques minutes pour pouvoir se rendre compte clairement de la situation. ennemi plus fort et ses minutes dans le noir total lui procuraient une sensation difficultueusement concevable et acceptable.autre salle, Sarrey regardait la même image. En face, la chose semblait diffuser sans discontinuité. Elle procréait à son maître, une sensation dimpunité absolue face à lobstacle et à ladversité.accélération de la lune, rajoutée celle de londe de choc, se sentit très mal. Mais il tenta de ne pas tomber dans les pommes, il lutta un maximum, souffrant des mains, des jambes et du visage. Quelques minutes très angoissantes défilèrent. Le pilote ferma même les yeux afin doublier et maîtriser cette souffrance. Une angoisse terrible linfecta, il se sentit projeté hors de lui, ses membres vibrèrent en tous sens et son esprit tentait de divaguer. Laccélération semblait infiniment longue et semblait durer pour léternité. La minute nen finissait pas, elle séternisait en un point précis, le point le plus terrifiant.onde de choc et lescadrille se retrouva sans commandant. Un groupe de fusées se forma alors en une petite troupe éparse et sans conseils précis.opérateur de saisie numéro huit, intercepta les donnés en premier. Il informa son supérieur sans attendre et moins dune minute plus tard le général Sari arrivait auprès de sa console. Les trois hommes comptèrent ensemble le nombre de fusées disparates. Vingt fusées, presque inaccessibles, sapprochaient de leur retranchement à une vitesse bien trop rapide pour pouvoir agir rapidement et adroitement.état major se sentirent en danger. Soudainement toute la flotte, donc toute larmée martienne se sentait en danger.écran sillumina subitement et tous les vaisseaux apparurent face à lui. Ils se situaient très proche et il put les apercevoir en mode visuel. Des bloques stables, en forme de météorites, complètement vides, inertes, paraissant sans défense. Oliver en comptabilisa une vingtaine. La radio fréquence revint et plusieurs pilotes se distribuèrent les rôles. Le temps dun réflexe, dun balbutiement et il intervint. homme tourna la clef de sécurité des lances missiles et enclencha par la même occasion, le compte à rebours.impression dapesanteur ne revenait pas. La masse se rapprochait à grand pas et Oliver dans son petit cockpit si ridicule par rapport à limmensité de lunivers, devenait subitement une personne responsable et sa personne devint dun coup très importante. Lofficier mutait et se transformait en sauveur de lhumanité. Son destin lappelait à sonner les cloches de la gloire et de la reconnaissance suprême.appartement.homme voulait à tout prit voir la scène et demanda à sa femme de le suivre dans son antre. Dès arrivé au salon, ils sassirent sur le grand fauteuil central et le gouverneur empoigna la télécommande. Il ouvrit la fenêtre comme sil allumait la télévision et demanda à sa femme dobserver le spectacle.univers. Son règne sabattait sur la terre.approche.objet sapprochait rapidement et se dirigeait visiblement contre eux. Cette fusée ne devait normalement pas les atteindre.auto défense ne semblait pas encore en fonction. Un vaisseau presque intégralement éteint. Mis à part quelques flashes rouges, il semblait endormi, il némettait aucune fréquence et semblait se faire passer pour un météorite inactif. Lobjet flottait dans lespace et paraissait mort et complètement éteint.homme posa son pouce sur le bouton rouge. Il regarda encore une fois en direction du vaisseau et sembla à cet instant, apercevoir une petite ouverture, comme un petite lucarne avec derrière, un appartement cossu avec ses canapés, ses armoires et ses tableaux muraux. Un court instant complètement surréaliste. Une vision aléatoire, curieusement magique et surtout impensable.éterniser. La lune se rapprochait gentiment et le vaisseau grandissait rapidement. Un monde parallèle.entamer son geste, Oliver pensa rapidement à sa femme. Il aperçut son regard au fin fond de ses songes, rien quun instant, vraiment très court.arrivée des projectiles car elle séprit de frayeur. A ses côtés, Sarrey ne réagit pas car il se sentit, à ce moment là, invincible.explosions nucléaires retentirent dans la zone cachée de la lune, ce qui provoqua une onde de choc gigantesque. Cette onde balaya tous les modules sur son passage et se fracassa aussi sur les flancs de la lune. Une lumière rouge étincela durant une dizaine de minutes autour de la zone. Un éclat rouge, radioactif, invisible de la terre mais paradoxalement magnifique. Ce rouge vif étincelait et se développait telle une rose souvrant au grand jour. Un spectacle merveilleux et impossible. Un contraste hallucinant et terriblement original.elle afin de vérifier si des personnes vivaient encore, mais son esprit fut vite rattrapé par la présence. La femme leva indubitablement sa tête vers le haut et remarqua, tout comme le peu de gens encore en vie, afin dobserver ce magma rougeâtre sapprocher de la stratosphère. Une gigantesque forme ronde et opaque avec une apparence trompeuse. Derrière ses traits, un monstre sy cachait, avec des yeux globuleux et de gros sourcils froncés, lair féroce et méchant.apercevoir une personne, mais les rues semblaient désertes. Afin de ne pas perdre espoir, elle commença à marcher et longea plusieurs rues. Les avenues et les places restaient malgré tout complètement vides. Un silence absolu. Des boutiques et des restaurants totalement dévastés. Une ville anéantie, entièrement vidée de sa population.une autre rue, elle arriva proche de lécole primaire. Son école, avec son préau complètement déserté. La femme tenta dapercevoir au moins un enfant, mais personne, aucune âme. Un vide immense assourdi par cette présence et une atmosphère dénuée de vent et dodeur. Un vide absolu, incomparable.apercevoir lallure de la fille, Lisa, mais aucune âme ne vivait, ni même un chat ou un chien. Encore moins un humain.état-major général des Etat - Unis, personne ne se bousculait. Les sièges étaient vides mais les équipements continuaient de fonctionner. Les écrans affichaient toujours les images et les plans de la bataille et les informations continuaient à affluer, mais visiblement personne ne réceptionnait les décharges. Une information en continue devenue inutile. sol de la base.atmosphère. Les assiettes et couverts déjà installés sur la table à manger, la propriétaire des lieux pouvait dès lors recevoir ses invités à sinstaller pour le dîner.indiquaient aucune présence. Aucune fréquence et aucune onde nétaient à déplorer.était passé. Une journée normale, très calme.
Par daniel gindraux - Publié dans : React 2100
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 18:41



Mercredi 15 heure 30.

Le général Sari se permettait d

L

Derrière, Sarrey restait calme et comme à son accoutumé, il n

- Je vous laisse ! Je reviens.

Les généraux ne s

Sarrey quitta rapidement le lieu et marcha hâtivement le long des larges couloirs du vaisseau principal. Il bifurqua non loin et arriva vers la porte de la salle. Un simple contrôle de la rétine et la porte s

Dans la salle, cinq opérateurs et deux ingénieurs observaient la chose. En fait, le groupe au complet !

Après un bref salut, un ingénieur l

- Nous avons mesuré ses vibrations. Normalement, dans un vaisseau, tous les corps doivent bouger et se mouvoir de la même manière, seules leurs fréquences et leurs vibrations changent. Pour ce qui est de cette masse, elle vibre normalement, comme une masse inerte ordinaire de la même dimension. Mais ce qui nous a averti, se sont les ondes que nous avons captées autour d

L

Sarrey, sans son rendre compte, suivit son doigt et observa cette masse. Il la connaissait sous toutes ses coutures et toutes ses formes. Un objet inanimé absolument fascinant. Une maîtrise totale de la matière et surtout une arme redoutable.

Mercredi 15 heure 30.

Jacky se retrouva seule dans ce vaste office. Pendant que les rats quittaient le navire, elle resta figé devant le poste de télévision, pétrifié à la vue d

Les chaînes s

Les yeux de Jacky restèrent figés un bon moment. Mais la femme se lassa gentiment aller et décida soudainement d

En bas, d

Bien sûr, cette guerre subite et inopinée avait provoqué cette désorganisation totale. Mais malgré ce pressentiment que le tout à chacun détenait, cette ultime prédiction, cette fin certaine ou probable, le problème de cette chose infecte régnait. Car malgré toutes les mesures, toutes les recommandations et toutes les informations, aucun scientifique informait la population du danger et des conséquences du drame. Un élément nouveau apparaissait dans l

Jackie palpa légèrement la vitre et ressentit une légère secousse. A cet instant, elle comprit d

 

Mercredi 15 heure 45.

 

Au centre de contrôle, le président Edward restait muet. Cette bataille gigantesque le surpassait. Ses années d

Cette guerre et cette bataille si rapidement jouées et interprétées, entraîna les président, durant un lapse de temps très court, à se poser néanmoins la question si son état se situait bien et effectivement dans le bon côté de la barrière et des choses.

Devant lui, le général Kost demandait à ses hôtes de s

- Nous venons de recevoir les premiers résultats. Je vais les commenter moi-même.

Il observait fixement l

- La troisième vague ne doit normalement pas être utilisée. Par rapport aux résultats, nous sommes obligés de passer au plan B. Je pense que vous connaissez tous ce que le plan B implique.

En fait, il s

La ligne sécurisée paraissait étonnement claire et sans interférence. Elle ne devait pas être brouillée.

Quand Sarrey revint à la salle de commandement, le général Sari, presque sans intérêt, lui montra le portable rouge retentir dans cette espace sobre et malgré les conditions, calme et sereine.

- La guerre des mondes !

Sari souriait. Son ironie face au désastre et au désordre ravivait son esprit. Il s

Sarrey ne se préoccupa pas de ses sarcasmes et enclencha l

- Vous savez qu

Les membres de l

- Vous pouviez me joindre avant votre contre-offensive !

- Vous n

Sarrey cherchait ses mots. Le président voulait juste en savoir plus sur le phénomène, des conditions ou négociations paraissaient intolérables.

- Si une chose vous effraye, capitulez !

- Nous n

- Alors craignez !

La discussion s‘interrompu, Sarrey raccrocha, son esprit voyait cette chose propice à sa victoire. La terre tremblait, maintenant elle pouvait disparaître dans le néant.

Mercredi 16 heure.

Au plus profond d

Certes, la navette ne pouvait pas recharger autant de fusées, mais le plus important pour l

D

 

Mercredi 16 heure 15.

Quand Gaëlle pénétra dans la salle de commandement, l

Le général Sari se retourna vers elle, fit mine d

- Qu

Sarrey jouait le jeu du fourbe. Il continuait à observer l

- La mission suit son coure !

- Une mission !

Personne ne les regardait, mais toute l

- Tu appelles cela une mission ? Tu n

Sarrey l

Il voulait la prendre dans ses bras afin de la protéger, mais connaissait le sourire hypocrite et moqueur du général sari. Il sourit gentiment. Il comptait exprimer son grand calme et sa parfaite sérénité.

- Tu peux être rassurée, nous maîtrisons le phénomène. Nous somme en guerre, beaucoup d

 

Mercredi 16 heure 30.

Jackie n

La femme baissa ses yeux et aperçut en bas, dans la rue, un femme courir. Elle tentait de fuir un état incompréhensible. Elle tentait d

Jackie ressentait aussi quelque chose en elle. Une chose se développait dans son corps et elle ne savait pas la combattre. Une pression dans le bas ventre, imperceptible et insondable, la faisait souffrir. Une sorte de mouvement balancier l

Soudain, la femme retira sa main de la vitre et recula rapidement. Elle revint sur ses pas et s

La fille tressaillit de peur mais ne bougea pas. Elle restait pétrifiée mais ne comptait en aucun cas se laisser influencer par ses événements externes. Son esprit comptait résister et aucun événement ne pouvait influencer sa volonté. Une bataille évidement inégal.

Au loin, les gens semblaient disparaître dans un flot d

Mercredi 16 heure 45.

Le président Edward observait les écrans de contrôles avec consternation. On venait de lui dire qu

Plus loin, vers la planète bleue, l

Les caméras lunaires et spatiales filmaient au loin, derrière la lune, une nuit noire, une forme inexplicable et incompréhensible car elle arrivait à dissimuler, de façon détournée, le reflet des étoiles. Une enveloppe opaque, presque gélatineuse. Un trou noir béant, absorbant chaque élément un par un, minutieusement et admirablement.

Ce phénomène ne s

En face, les écrans de télévision semblaient éteints. Les chaînes de télévision ne diffusaient plus et créaient de ce fait, un grand vide parmi les salariés de la base. Les soldats se sentaient démunis et éloignés de toute civilisation.

Le général Kost le regardait avec insistance. Son stress marquait son visage. Malgré l

- Oui mon général ! Vous avez le champ libre.

Après ces mots, le général n

L

Cette idée parvint aux oreilles des militaires. Elle resta un certain temps comme une possibilité que l

 

Mercredi 17 heure.

 

L

L

La victoire pour l

Le commandant Vectors n’en revenait pas. Après trente années au sein de l

Les opérateurs de la navette, pas ondes courtes, transmirent sans équivoque les nouveaux ordres provenant de l

Dès son ordre reçu, il s

Dès lors, sur l

Quelques minutes plus tard, l

Dès la fin de la retransmission, les événements se précipitèrent. Une par une les fusées décolèrent et filèrent dans l

Plusieurs fusées décolèrent devant lui et son tour arriva enfin. Une forte secousse retentit soudainement et la fusée démarra très rapidement. Durant l

inviter tous les généraux et les superviseurs de la salle de contrôle auprès de lui. Létat major général comptait deux généraux, à savoir le général Karies et Berral, deux têtes brûlées sans états dâmes et corrompus à lignobilité. homme comptait établir un briefing et savoir surtout si les pertes ennemies pouvaient éventuellement les contraindre à rebrousser chemin. Mais ses subordonnées manquaient singulièrement dinformations. La bataille venait de se dérouler de lautre côté de la planète et peu dimages vidéos avaient franchit ce nuage dexplosions. Pour les ingénieurs sur place, le problème se résumait aux interférences liées aux explosions ainsi quaux ondes de chocs provoquées par les déflagrations. En résumé, la bataille provoqua un petit trou noir et absorba par la même occasion, toutes les fréquences et toutes les ondes sonores. Une idée certes superlatif, un raisonnement très hâtif, mais cette solution plut néanmoins à Sari, qui voyait en cette fortune, une possible victoire de son armée.intervint pas. Il reçut par contre un appel. Le message avait été envoyé par un opérateur de la salle de contrôle. Lhomme linvitait à se rendre compte par lui même. Cette manne tombait à point nommée et à la vue des informations, Sarrey se demandait si son jour venait de sonner. Une petite voix sifflet à son oreille. Une musique douce. Le souffle dune femme.en aperçurent à peine. Leurs discussions les absorbaient trop pour se soucier finalement, du maître dœuvre de ce carnage.ouvrit.invita à consulter les écrans de contrôle. Un petit homme espiègle, des cheveux laqués, tirés en arrière, une boucle doreilles dans les narines, le souvenir dune époque révolue.elle ses vingt dernière minutes. En fait, les ondes produites au alentour savèrent être totalement différentes de celle captées dans le vaisseau. Elles sont différentes, son spectre ne correspond ni à un son et ni à une image. Une nouvelle onde dont cette masse serait lémettrice.ingénieur, les yeux grand ouvert tel un acteur de cinéma, dun seul nom, désigna la masse du doigt. un désordre général et improbable.interrompirent démettre les unes après les autres. Leurs informations en continu, entrecoupé de publicité, laissèrent place à une pagaille et un désordre invraisemblable. Soit cétait les techniciens des chaînes qui ne pouvaient plus suivre dans leurs programmations habituelles ou soit cétait lémetteur qui faisait défaut ou ne marchait plus, en fait lun dans lautre rien ne fonctionnait et tout présageait à un noir très proche.y voire plus clair. Elle savança vers la fenêtre et observa la scène. énormes incendies se surélevèrent un peu partout, les sirènes des pompiers témoignaient de leur innocence et les files de voitures ne salignaient plus comme à laccoutumer. Une désorganisation folle simplantait partout et nimport ou. Des flammes détonaient des entrepôts et des battisses commerciaux. Une population pétrifiée. Des gens affolés tentaient de trouver une issue à ce problème. Den haut, la femme pouvait apercevoir des formes humaines dont seules les têtes prédominaient. Une fourmilière géante en état dalerte maximum.air, dans le ciel et dans le sol, et personne nosait confirmer cette surprenante découverte. Les médias ainsi que ladministration, toutes ces personnes bien pensantes persistaient à ne rien voir quun malaise général. Une hypocrisie cette foisci, flagrante, régnait en maître au sein des gouvernements de toutes les nations. Un silence radio total, un bloc out incompréhensible et inimaginable pour cette populace totalement démunie et intégralement soumise à lautorité.où le mystère provenait et quest ce que cette chose était venue chercher. Elle savait ces ondes puissantes et impénétrables. La terre se soulevait et les ondes et les fréquences se démultipliaient, elles se divisaient de la même manière que des cellules. Elles sauto généraient, sauto alimentaient et sauto propulsaient dans lespace. Un modèle unique, incontrôlable et surtout, inévitable.expérience en politique lui avaient prouvé quune simple négociation pouvait résoudre nimporte quelles problèmes. Mais là, à cet instant, la réalité venait de prendre le pas sur lidéologie, sur la politique, sur le débat et sur la manipulation. Cette guerre subite dépassait tout entendement. Toutes ces déflagrations dun mauvais genre annonçaient la fin dune époque et une nouvelle période devait naître sur les cendres de lancienne. Un sentiment de déjà vu samoncelait et cet instant se répétait forcement dans lhistoire des hommes. Après le traité de Versailles et la prise de Berlin, voilà la prise de mars, complètement surréaliste. Après la guerre des tranchés et dusures, la guerre éclaire, voilà la guerre express, comme lavait souligné un journaliste. asseoir un court instant autour de la table. Tous les généraux présents dans la base et plusieurs officiers conseillers sinstallèrent. Certains hommes portaient le masque des mauvais jours, mais la majorité sereine se résignait à tenir le rôle de leurs vies.écran principal. Les nouvelles du front ne pouvaient quêtre mauvaises. La totalité des troupes de la première vague dassaut venaient dêtre radiées des prompteurs. Les fusées incluses dans la seconde vague se battaient encore. Concernant cette vague, les spécialistes estimaient les pertes actuelles à cinquante pour-cent. Une quantité trop élevée pour poursuivre le combat.adressait là directement à son président. Il le fixa du coin de lœil et passa aux problèmes suivants. Edward comprit instantanément et empoigna le portable rouge. Il pianota le code alors que les autres protagonistes lobservaient, et il patienta.estimait personnellement, se situer entre le machiavélisme et lanarchisme. Lunivers nen finissait pas de bouger.haut-parleur. Une voix calme et sereine retentit. Malgré le filtrage, des grésillements persistaient derrière ce ton peu méconnu.il y a un problème quelque part !équipe voulaient tous chanter non en cœur. Sarrey écoutait son interlocuteur paisiblement. La voix du président Edward résonnait depuis longtemps en travers toute la galaxie, mais ce jour là, lentendre sadresser à une seule personne, rendait ses propos extrêmement pathétiques et délectables. La voix du maître voulait négocier, parler en toute simplicité, un honneur irréel et pour le dévolu à Sarrey, irrecevable.aviez aucune raison de nous agresser !avons aucun intérêt à cela !une lointaine nuit, lescadrille arriva enfin à bon port. La fusée dOliver bifurqua adroitement derrière la comète et sa vitesse se stabilisa par rapport à la diligence de cette masse. Ce large caillou tournoyait sur lui-même et avançait telle une lente caravane dans cet espace obscure. Proche de la surface, une navette de relais Pixters attendait les fusées. Lamiral Vectors ce bon prince, dès lannonce de lattaque, eut le réflexe davancer la date dexploration de cette comète, afin de protéger son engin des missiles et aussi, sortir de toutes détections radars. Une astuce lui valant certainement une médaille et une mutation.escadrille, cétait le fait de pouvoir arrimer toutes les fusées autours de la navette et patienter sans se faire remarquer. La comète avait tourné autour de la terre durant la nuit et augmenta, par la même occasion, sa vitesse. Maintenant elle tendait à séloigner de la lune, repoussée, elle prenait la direction de linfini et devait quitter le système solaire. La mission de la navette relais consistait à la base, à venir se stabiliser en mode géo stationnaire autour de la comète et profiter de sa faible attraction pour tenter de voyager dans son sillage tout en économisant du carburant. Une mission scientifique et dexploration.après létat major américain, lennemi avait omis cette option, mais personne ne pouvait confirmer ce choix avec certitude.ambiance sereine et habituelle sestompa un peu et un léger effroi saccentua. Les opérateurs jouaient à ne pas lavoir aperçu, mais tous ressentir, dans leur aspérité et leur fausseté, cette nouvelle période de bouleversement.une soudaine surprise, mais la jeune femme ne jeta aucun œil sur lui et marcha vers Sarrey. Lhomme lavait entendu arriver et préférait regarder en face, en direction de la grande lucarne. Le reflet des bases en feu sur la lune, créait un spectacle hors du commun.est ce quils ont demandé !espace.assistance tentait de suivre.as pas remarqué, elle est en train de nous bouffer ! Elle va nous tuer ! Tu le sais. Elle sempare de tout, elle pénètre partout et elle nous observe. Elle est déjà là ! Déjà en nous !observait malicieusement. Dans sa mesure, il pensait lintervention dune femme, normale et habituelle. La vie de couple népargnait pas la vie dun chef détat. Une légende héritée du vingtième siècle.interférences et de brouillages nous abasourdissent.arrivait pas bouger de sa place. Elle regardait toujours devant elle. En face, le spectacle sassombrissait, le ciel semblait sobscurcir avant lheure. Les files de voitures se transformaient en lambeaux de flammes, comme si tous les réservoirs de la ville explosaient les uns après les autres. Des déflagrations violentes et incompréhensibles. Une quantité énorme de foyers prenait feu sans aucune raison. Des flammes silluminaient au loin comme un monstre de feu. Les flammes de lenfer. Au fond, une fumée acre brondissait, semblait aspirer latmosphère et absorber la lumière.agiter ses bras afin dexpulser cette chose qui la suivait. Sa course paraissait ne jamais aboutir, la femme ne savait pas ou aller, elle recherchait, parmi une petite foule désarmée, la solution de son malaise soudain, la voie à suivre ou le sérum. Mais visiblement personne ne pouvait rien car tout le monde sentait cette odeur et pressentait cette constance. Lêtre se développait en eux et personne ne pouvait comprendre cette infortune.oppressait, parfois proche de son estomac et parfois proche de ses intestins, mais jamais au même endroit. Un mouvement souple ou strié, mais jamais la même pression.appuya contre le mur du fond, à quinze mètres de la vitre. Elle patienta quelques secondes et soudainement un souffle très puissant se cogna contre les vitres. Un choc violant ! Un puissante force ! Les vitres éclatèrent alors en éclat, se brisèrent comme du cristal et des milliers de débris se propulsèrent un peu partout. Une percussion rapide et efficace. Un souffle précis, explosant les vitres blindées en un rien de temps.incompréhension. Ils disparaissaient sans laisser de traces. en face de la lune, à lendroit ou la bataille venait de se terminer, que plus beaucoup déquipements ne fonctionnaient. Un carnage. Le désastre se prévoyait gigantesque à cet endroit là. Toutes les unités avaient disparu dans ce méandre. Il ne restait rien que de la poussière, des débris et de la radioactivité planchéiant. onde de choc, si violente, mis hors service une quantité énorme des fusées dont lusage devait servir à défendre la terre contre les missiles ennemis. Les vaisseaux en mode géo stationnaires ne réagissaient plus non plus et némettaient pas.expliquait pas. Les événements se précipitaient et aucun scientifique ne pouvait développer cet élément. Cette chose se rapprochait et semblait entourer la terre de part en part. Elle avançait à grande allure et absorbait toutes matières solides, liquides et gazeuses.urgence, il tentait de ne rien transparaître, mais sa transpiration sur abondante le trahissait.eut rien à redire, les opérateurs comprirent exactement ce quils devaient accomplir et nattendirent pas pour tenter de retransmettre linformation.armée américaine devait passer au plan B de la mission. Les ogives nucléaires plus puissantes pouvaient être activées et lancées contre lennemi. La puissance de feu devait être si gigantesque, que certains scientifiques, après avoir lu les comptes rendus de simulations informatiques pour ce cas de figure précis, acceptèrent la possibilité quavec une telle décharge, la lune pouvait éclater en plusieurs morceaux et provoquer de ce fait, une accélération rapide de la rotation de la terre et provoquer indubitablement la fin de la vie sur celle - ci.ennemi pouvait prévoir. Éliminer toutes vies sur terre provoquerait une victoire sans condition pour les martiens. opérateur de transmission de la navette Pixters, peina à interpréter et déchiffrer le dernier message provenant de la terre. Le décodage ne semblait pas régulier et le contenu des informations peinait à arriver dans la mémoire de son processeur. Quand la transmission termina, il décoda rapidement et appela un camarade afin de transmettre le papier au commandant. Un message sur seulement trois lignes. Deux procédures à respecter et un code de sécurité. amiral Vectors déchiffra rapidement le message et comprit très vite le contenu. En fait, les ordres se résumaient à peu de choses. Le code rouge ou noir venait dêtre énoncé et cela signifiait quun seul point, à savoir que larmée américaine devait lancer toutes ses forces dans la bataille. Ses puissantes ogives nucléaires pouvaient toutes être activées et envoyées sans autres contre ladversaire. Lennemi se situait derrière la lune et sur mars. Les deux zones devaient être rasées au plus vite. Les consignes étaient claires, simples et directes, toute la puissance de feu devait être envoyée sur ses deux zones au plus vite. Un maximum dogives devaient atteindre leurs buts afin dassurer à laméricaine et la planète toute entière, une victoire importante pour le futur de lhumanité.humanité !armée américaine, il navait jamais entendu lun de ses supérieurs utiliser ces termes. Ce vocabulaire nexistait pas. Larmée américaine, en pleine expansion dans le système solaire, ne combattait plus depuis longtemps et le fait dune guerre probable restait dans limaginaire des officiers et des stratèges. Labstrait avait depuis longtemps dépassé le concret et personne ne connaissait les faits et méfaits dun conflit rapide et extrêmement ravageur.état major général. Oliver, toujours bien attaché à son siège, écouta soigneusement ces informations. Sa fusée était porteuse de deux missiles nucléaires à courte portée et cétait la première fois que ses supérieures lui demandaient darmer ses ogives. activa sans attendre. Il connaissait la procédure presque par cœur, mais décida de suivre les instructions inscrites sur son écran. A ce moment là, il se sentit un peu important face à cette informatisation, car il dû ouvrir un boîtier, prendre un clef, linsérer dans la serrure, commuter et introduire un code.écran, un petit écran rouge safficha en permanence. Elle informait clairement les risques du chargement. Une information certes presque inutile, car à ce moment là, le pilote se retrouvait seul face aux risques encourus. La puissance des missiles pouvait pulvériser facilement la comète tout entière et les chances quun accident se produise restaient infimes mais néanmoins probables.amiral souhaita bonne chance à lescadrille. Le colonel Geletier lui répondit. Il continua en souhaitant bonne chance à son tour à son escadrille et informa à tous que cette attaque nétait pas obligatoire et nimporte qui pouvait se désister. Mais il neu évidemment aucune réponse. Ses hommes se portèrent volontaires et cette question, à cet instant de la partie, ne rentrait en aucun cas en ligne de compte. Ses hommes restaient conditionnés et la seule idée dun retrait probable nétait évidement pas acceptable.espace en longeant un court instant, la traînée de lumière laissée par la comète, et disparurent dans le lointain.accélération, Oliver resta collé à son siège sans ne rien pouvoir faire, mais garda néanmoins se yeux ouverts et pu apercevoir cette lumière intense provoquée par la comète. Un spectacle rare et magnifique.
Par daniel gindraux - Publié dans : React 2100
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 20:14

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Mercredi 14 heure.

Le président Edward, de par un petit geste de la tête, acquiesça gentiment. Autour les généraux prirent notes et transmirent rapidement l

- Faites !

Il intervint ensuite presque dans l

 

Les premières fréquences survinrent dans les centres de commandement moins d

L

L

Dès les premiers missiles lancés, les hommes distinguèrent les premières traces, les premiers sillages à l

L

Les écoutilles se refermaient gentiment devant leurs yeux, en cas de guerre, le navire s

 

Quand l

Oliver se réinstalla correctement, but une gorgée d

 

Dix minutes plus tard tous les missiles et toutes les fusées avaient démarrées. Les pilotes pouvaient observer, sur une carte grossière représentant l

 

Au centre de commandements des forces américaines, la tension se présentait palpable, visible. Même le président prenait part au stress, debout en face des multiples écrans de contrôles géants, il tentait de comprendre au mieux le processus. Les groupes de missiles avec leurs mouvements circulaires paraissaient aléatoires, car souvent les indications provenant des détecteurs pirates disposés sur la lune, n

Une guerre stratégiquement très compliquées, très stressante car l

 

La fusée d

 

Vingt minutes plus tard l

Les généraux et le président restaient à l

Des chiffres alarmistes totalement effrayants.

De l

Mais mêmes si à cet instant, la partie ne donnait pas forcement la terre gagnante, les deux hommes rêvaient de cette victoires inopportunes, ils rêvaient ce monde leur appartenir, ils comptaient afin arriver à leurs fins, à savoir régner au sein d

Deux généraux menaient principalement leur bataille. Le général Karies et le général Berral venaient de donner leurs accords pour lancer à leur tour leurs missiles. Ils comptaient, dans ce principe, éloigner la bataille de la lune et de ses satellites. Une astuce certes prémédité, judicieuse certes, mais de tout les façons, obligatoire, et donc pas du tout inattendu pour l

La vague de missiles devait contourner la lune. Grâce à la gravitation, ils allaient prendre de la vitesse et de l

 

Un peu plus tard, le président reçut la confirmation de la contre offensive de l

 

Alors que les premiers missiles se positionnaient afin d

Un opérateur de saisie informa l

- Pour l

Il tentait certes de rassurer son équipage, mais en regardant attentivement ce trop plein d

 

Dans son Space Tunder 14f, Amtreas, ce jeune officier, laissait ses équipements le diriger vers le point de chut de son bataillon. Souvent ballotté, il s

Sa fusée avait correctement maîtrisé l

Un instant de répit avant la bataille, une bombe vivante lancée à pleine vitesse dans l

Quelques secondes plus tard, l

Conscient d

L

L

Quand la fusée sortit complètement des limites de sa trajectoire, les opérateurs notèrent une fusée égarée et irrécupérable. Elle venait de franchir toutes les limites tolérées et dérivait bientôt dans l

Le centre de commande du « Terria », en moins d

Les opérateurs transmettaient leurs informations normalement au général Sari. Mais pour la première fois depuis très longtemps, un soldat pénétra dans la salle de contrôle et s

Soit par chance ou soit par mal chance, comme si le destin préfigurait en bonne place à cet instant crucial, l

Ce petit soldat bénéficiait aussi d

- L

En place, le président Edward s

 

Après une heure, les premiers missiles atteignaient leurs cibles. D

Durant quelques secondes, tous les habitants du système solaire restèrent figés face à l

L

Devant lui, il ne voyait que des explosions, provoquant par là d

Il regardait le spectacle comme un gamin au cirque, mais soudainement la voix du pilote automatique retentit. Une douce voix de femme, complètement paradoxale.

Sa nervosité grimpa subitement quand cette charmante femme lui annonça sa prochaine prise de contrôle totale de l

L

La prochaine minute lui sembla infinie. Entre temps, son radar lui indiqua plusieurs points. Plusieurs escadrilles de fusées les attaquaient de front, face à la terre. Leurs nombres variaient en fonction des interférences et des ondes. Une centaine d

Une onde de choc vint se fondre dans la carlingue. Elle cogna comme si plusieurs marteaux retapaient la carrosserie. Ce bruit, si grossier, s

- Bonne chance !

Quelques secondes plus tard, l

Lampert connaissait parfaitement son système, mais auparavant, il n

Après quelques secondes, son programme l

Durant un instant, Lampert oublia de regarder sur son écran. La pression de l

En face, l

Mais l

Quelques secondes plus tard, la fusée disparue dans l

 

Durant trente minutes, la bataille fut rageante et les observateurs ne laissèrent échapper que quelques indices ni confirmés et ni probants. Durant ce si court lapse de temps, dans une fourchette de cent mille kilomètres, plus de dix mille missiles explosèrent et pas moins d

Les habitants de la terre purent en être les témoins, car des éclairs apparurent un peu partout dans le ciel. Des points jaune apparaissaient et disparaissaient telles des lucioles.

Quand les missiles des fusées explosèrent, les déflagrations s

Durant ce court instant historique, tout le personnel des états-majors resta figé devant les écrans de contrôle. Un lourd silence, des regards trompeurs et des mines abasourdies. Personne n

 

Même le général Kost resta scotché à son siège. Cette bataille tant redoutée venait de prendre réellement forme et cette puissante attaque calculée devenait soudainement réelle, effroyablement belle et impressionnante.

 

Dans l

 

Oliver observait la scène en mode visuel. Avant, les fusées de son bataillon avaient profité de l

Quant son major lui annonça leur changement de direction, la première ligne de fusées pénétrait dans le vif du sujet. Oliver n

Oliver connaissait cette tactique et ne fut pas du tout surpris. Le groupe semblait éviter la région chaude et se dirigeait en direction de la limite autorisée de l

Après une dizaine de minutes, la fusée atteint la limite autorisée et le contrôleur indiqua ce fait sur le moniteur. Comme il venait de quitter la nuit, la lumière de la levée du soleil se cogna sur la seule vitre et durant un instant il ne vit que du blanc. Un éclat rapide, une lumière incandescente. Mais comme la fusée se dirigeait en direction opposée, la nuit revint rapidement et Oliver retrouva ses marques auprès de son régiment. Le groupe venait de s

Les fusées longèrent cette ligne névralgique et imaginaire entre nuit et jour durant vingt minutes. Le groupe contournait l

Daniel Gindraux, 2006, Réact2100, 34 heures.

information à leurs subordonnés.indifférence générale. Ces messieurs venaient de prendre les devants à cette heure dite et face à leur détermination aucun aléa nallait arrêter ce train en marche. Une contre attaque organisée rapidement, sans minutie, dont les potentielles de victoires se délimitaient probablement au fait que pour une seule fois dans lhistoire de lhumanité, les grandes armées de ce vieux monde allaient combattre ensemble et aussi se laisser diriger par un état major central et unique. Un fait certes historique mais qui laissait surtout entrevoir, en cette aventure, une défaillance générale des institutions et des démocraties face à un ennemi basé hors de la planète. Une puissante attaque qui convint toutes les nations à accorder toute leur confiance à lautorité américaine. Un jour unique dans lhistoire mondiale. une minute après le signale. Les amiraux des satellites terrestres et des navires spatiaux communiquèrent directement linformation à leurs subordonnés et quelques minutes plus tard les premiers missiles sélancèrent violement dans lespace depuis leurs soutes spécialement conçues pour leurs tailles. exemple du navire Montana. Cette masse pouvait contenir à son bord jusquà deux mille missiles à longues portées et deux cent fusées rapides. Deux mille soldats cohabitaient dans cet espace confiné entre les puissants réacteurs, les soutes à matériel, les hangars et les interminables couloirs. Une petite ville aménagée pour accueillir des hommes obligés dy vivre trois mois par sessions. Un monde à part, habituellement calme et serein, mais ce jour là, une activité spéciale animait le secteur. Les militaires paraissaient très anxieux et nerveux, un stress permanent et certes incohérent même si le niveau dalerte rouge venait datteindre sa douzième heures daffilées. Un record en matière dexercices. amiral Spekt tentait de ne pas exhiber son anxiété. Dès quun opérateur lui annonça la nouvelle, il se précipita vers son décodeur, décrypta le message en quelques secondes et revint à sa place, au centre de commandement, afin dautoriser lexpulsion de la majorité de ses missiles. Des ogives puissantes, une force de frappe phénoménale.horizon, des missiles programmés pour foncer droit en direction de la lune. Des vagues successives, des petits points noirs dans lespace, filants à toutes vitesses et ne décelant rien démérite, mis à part le fait de ces machines, redoutablement puissantes et destructrices.amiral Speckt, malgré ses trente années dexpérience au sein de la marine américaine, apercevait pour la première fois de sa vie, un spectacle aussi gigantesque et fabuleux. Tous ses entraînements, toutes ses simulations, il pouvait aujourdhui, se rendre compte de sa réalité. Presque un jour dexaltation pour sa personne, son jour J venait à point. Lhomme dans sa demeure, retenait presque son éclatement de joie, il décrochait enfin une guerre, son premier front, sa chance de survie. Depuis le temps quil attendait ce jour, il tombait presque à point. auto blindait, les soldats redevenaient des taupes. attaque se programmait dans son module, Oliver dormait légèrement. Il se réveilla subitement et aperçut son tableau de bord se métamorphoser. Les instruments alors mises en veille, se mirent à clignoter et les moniteurs ouvrirent de nouveaux écrans avec de nouveaux plans jadis tops secrets. Une nouvelle carte apparut ainsi quun nouveau plan de vol. Une banque de données, parvenue directement depuis le centre militaire dArizona, une gestion de données déjà auto programmée et virtuellement testée, des émulateurs misent en marche pour la circonstance et qui durant deux heures, programmèrent lattaque finale en fonction des forces américaines et des forces probables ennemies. Le calcul se terminait une victoire finale avec des pertes moyennes, un résultat, pour létat major général, considéré satisfaisant. eau et observa le processus se terminer. Limage de sa femme lui apparut alors telle une lumière ne séteignant jamais. Il lavait quitté à laurore et laprès midi même sa position derrière la terre semblait, au vue de ses supérieurs, être un endroit stratégique. Dans lhistoire mondiale, jamais une telle manœuvre navait été tentée. Les journalistes notaient déjà, lopération de ce jour devait battre, en matière de coûts, tous les records. En seconde position tout le monde se souvenait de la mission habitée vers Saturne, mais bien loin et moins célèbre, le débarquement de Normandie, le premier pas sur mars et le premier pas sur la lune. Des souvenirs décole.espace entre la terre et la lune, deux groupes distincts, deux masses, deux essaims. Le premier groupe représentait les missiles et le second les fusées. Peut être dix mille, voire plus avec les forces étrangères. Un exercice de styles pour les centaines de programmateurs au sol, modifiant sans cesse les trajectoires de leurs engins en fonction des mouvements de lennemi. Des courbes circulaires, ambulatoires, des accélérations inopinées ou réduites. Des pilotes sans cesses secoués dans leurs cockpits, incapables de gérer leurs équipements. informaient pas tous les mouvements et tous les changements de positions. Parfois même un détecteur disparaissait des écrans, anéantis par lennemi.état-major pouvait en connaître lissue le jour même. Une douleur presque assassine. La guerre des deux jours, pas plus.Oliver, par rapport à ce quelle pouvait produire, accéléra lentement. Une indication très importante pour lhomme car il comprit que sa division allait combattre en fin de partie, au sein de la troisième vague, ce qui le réconforta dans sa pensée. Juste le temps dobserver le lever du soleil sur latlantique nord et la fusée bifurqua dans la nuit, au dessus du Grœnland. En ascendance particulière à ce moment là car la pression augmentait gentiment dans lengin, une impression bizarre et pour une partie du public, une sensation désagréable et très insupportable.armée dépassait la mi parcours. A cet instant, les deux fractions soccupaient à rectifier les données et les positions, à déplacer leurs pions en fonction dune éventualité probable. Des résultas provisoires instables et incompréhensibles. Le plus grand des spectacles de tous les temps mais aussi le jeu le plus dangereux que les êtres humains vivaient et subissaient. affût du moindre indice, mais leur action se prévalait à nêtre daucune nécessité, car laction se déroulait sans leurs aides. Les processeurs régnaient en maître, et à cet instant, plus aucune décision nappartenait à lêtre humains. La plus grande bataille informatisée se développait dans lantre du système. Larmée américaine redoutait un nombre de victimes élevé, un officier de liaison avait déposé sur la table tout à lheure, une petite fiche signalétique jaune, le président lavait lu presque par mégard car elle ne lui était pas directement destinée. LAmérique pouvait sattendre à dix mille militaires tuées au mieux, et si une ou plusieurs ogives atteignaient le sol, lon pouvait incrémenter le nombre de mort sur terre par environ un million par un million.autre côté, Sarrey et le général Sari se tenaient côte à côte face à leurs destins. Leurs écrans retransmettaient exactement ce que létat major adverse pouvait apercevoir. Les mêmes mouvements de troupes, les mêmes graphes et les mêmes vues. Peut être, seuls les statistiques mentaient à la faveurs des programmeurs. Une futilité certes inutile, mais cette version factice des faits servaient uniquement à améliorer le moral des troupes. Alors que tout le monde connaissait ce procédé, lusage navait pas changé, linstitution modifiait les chiffres afin de satisfaire le peuple. Largument marketing à lusage de la psychologie dont tout le monde se fichait, car tout le monde connaissait la feinte et de tout façon, des courbes que personne ne prenait en compte car tout le monde savait celles là de toute façon faussées.une atmosphère oxygénée naturellement, une vie quils ne connaissaient pas mais quils comptaient se procurer, et quitte à assassiner la moitié de la population terrestre.adversaire.autre côté, foncer droit vers les missiles adverses, et ainsi profiter de leurs vitesses légèrement supérieurs, ce qui devait permettre aux opérateurs dajuster leurs visés plus facilement que lennemi. Une tactique certes que tout le monde connaissait et une bataille expéditive qui allaient rapidement mettre les armées à nues et aussi, évidement, dévoiler le futur vainqueur de laffrontement.adversaire. Certes cétait presque avec soulagement quil apprenait cela, car même si le choc allait être terrible, lhomme préférait voir en cette option aucune surprise militaire de lennemi. Le jeu vidéo se déroulait comme il se limaginait. Le film ne laissait rien entrevoir comme suspens et seul lémotion devait agir en son milieu. Et rien dautres.intercepter lopposant, le centre de commandement du principal vaisseau allié le « Terria », intercepta les premiers stigmates du malaise ambiant. Des annonces subites et des informations inopinées relataient des problèmes de fonctionnements et de comportements au sein de larmée. Une déviance inappropriée et totalement invraisemblable. Le moral général des troupes tombait à mesure de lavance et étrangement, à une allure très empressée. amiral Speckt dune éventuelle erreur de position et de calcul. Lhomme, habituellement inflexible, se déplaça rapidement vers le soldat et sintéressa aux indices figés sur son écran. En fait plusieurs fusées avaient disparus dans cet espace et plusieurs pilotes dautres fusées les informaient dun disfonctionnement total de leurs appareils et de leurs équipements. Un problème certes insolvable à cet instant précis, mais même si cet indice, pour lamiral, se prétendait douteux, il réagit rapidement.instant nous devons nous fier aux ordres de missions ! Il est trop tôt ! Lespace est inondé dinterférences.information, soit correcte soi erronée, il constatait néanmoins au fond de lui quau problème agissait au sein de sa troupe. Un mouvement insaisissable. Une sorte desprit maléfique, polluant un espace pourtant totalement maîtrisé par lêtre humain, comme si le vide se mettait à parler, à dévoiler ses secrets et sa puissance, naturellement.apitoyait à respirer correctement et à ne pas faire augmenter sa tension inutilement. Un exercice fréquemment pratiqué lors des entraînements durant les classes de pilotages. Un travail constant, car malgré ce milieu totalement vidé de ses particules, les sens de lhumain réagissaient plus fortement quen atmosphère. Un milieu certes hostile, mais aussi effroyablement compliqué, paradoxal et immaîtrisable.accélération lors du contournement de la terre et amorcée le tracé terre lune sans problème. œil du cyclone. Mais alors que les appareils devaient normalement fonctionner, une première alarme apparut sur lécran. Une douce voix féminine linterpréta, elle parlait du système de refroidissement des propulseurs, une surpression apparemment ingérable à distance. Cette panne nécessitait une intervention de maintenance, à première vue irréalisable par le pilote. Lhomme se releva alors rapidement et sinquiéta du bon fonctionnement de son système. Il décida den informer ses supérieurs. Ce problème technique éliminait ses chances de se battre et une révolte latente lenvenima soudainement.état major du bataillon prit part des faits. Linformation retransmise, lofficier décida de reseter le système. Il initialisa le processeur principal et demanda un contrôle général du système. Après quelques secondes, très longues, son système revint opérationnel, mais au lieu de la panne du système de refroidissement, un autre problème apparut. Lalimentation 24 volts, utilisée normalement pour les petits équipements, indiquait une défiance. Au premier abord lhomme sembla satisfait. Le problème ne provenait pas du réacteur mais du système dalimentation. Il se sentit bizarrement soulagé et voulut immédiatement prévenir ses supérieurs, mais quand il demanda une ligne à son décodeur, lappareil ne répondit pas.un problème néanmoins assez grave, lofficier décida alors de virer et retourner vers la terre. Il décida de travailler en mode manuel et utilisa sa manette. engin quitta son groupe, toutes radios éteintes, et se dirigea par la suite vers la planète bleue. Une trajectoire maladroite et indécise. Des points de trajectoires non respectés.appareil répondait difficilement aux ordres des processeurs et semblait, pour les observateurs, se décaler gentiment. La fusée partait, sen allait dans un espace hors limite. Le pilote ne contrôlait visiblement plus sont engin et à cet heure de la bataille, aucune fusée de secours nétaient disponible. espace. Le soldat à lintérieur, pouvait survivre deux semaines. Après, son destin ne lui appartenait plus.un quart dheure, dénombra une centaine de fusées défaillantes. Un opérateur annonça à lamiral Speckt des pertes de trois à quatre pourcents et face au dilemme, lofficier supérieur ne pouvait que constater. Les influences magnétiques et les brouillages radios provenant du camp adverse paraissaient extrêmement puissants et ne correspondaient visiblement pas à lévaluation faite concernant les forces adverses. En fait, une surpuissance magnétique influençait tous les systèmes de commande et de contrôle. Un spectre ultra puissant, décelable par aucun appareil de mesures et aucun radar cosmique.approcha de Sarrey. Lhomme faisait partie de sa garde rapprochée. Une petite unité lui étant totalement dévouée. Ces hommes soccupaient habituellement à espionner le reste de la troupe pour le compte de leur chef et certains soldats participaient à la surveillance de la chose.arrivée de ce messager retint toute lattention du commandant. Il se permit de lui murmurer ses propos à loreille, afin de ne pas attirer lattention du général. Cette attitude trompeuse fit rapidement mine. Le second homme de lempire comprit lévénement sans hésitation.une petite voix. Il retint son souffle avant de sexprimer.objet vient de bouger. Plusieurs jauges se sont enclenchées.appuya plus confortement à son siège. Durant un instant, son esprit dévia et lhomme repensa à sa femme, à son enfance, à sa carrière et à sa vie. Il construit son existence en fonction des médias et du public. Une marche, un destin, un chemin tracé. Durant toutes ses campagnes, sa femme et ses compagnons de route le suivirent, lencouragèrent et le protégèrent. Durant trente ans il sévertua à battre la campagne, à participer à de multiples meetings et réunions caritatives. Une existence dédiée à la politique et à sa fonction par rapport à la société. La pose de cet obélisque, au milieu dune place, encombrés de voitures et saturée dune foule insouciante et pressée. Sa vie ! Cette vie dont lhomme ne maîtrisait quà moitié.énormes déflagrations retentirent proche de la lune. Des explosions gigantesques, étalées sur seulement trente mille kilomètres. Cette activité soudaine provoqua un bloque out complet au niveau des systèmes de mesures. Les écrans, pour un moment, nindiquèrent quun gigantesque point blanc. Une activité intense survint proche de la lune et tous les observateurs comprirent à ce moment là limportance et lampleur de la bataille.ampleur du désastre. Une minute de noir intense ou lactivité sanguine sembla en suspens. Un silence mortel et finalement, les déflagrations se transformèrent gentiment en une onde de choc passablement impressionnante.officier Lampert regardait la scène comme sil se situait face à un spectacle de magie. Son escadrille faisait partie de la première vague de fusées et de surcroît lhomme avait acheté les places les plus proches des planches.énormes jets de lumière, suivit dimpressionnantes ondes de choc très caractéristiques.équipement. La centrale lavait préalablement programmé et il restait maintenant juste deux minutes avant léchéance.homme sagrippa alors à son manche, vérifia létat des commandes manuelles et se concentra sur lécran de contrôle.engins, peut être le double, rien quen face de son escadrille. Leurs vitesses paraissaient bien plus supérieures et lennemi connaissait visiblement la position de son escadrille car à chaque virement de trajectoires, les points sauto corrigeaient afin de se retrouver à chaque fois bien en face de leur position. Ces indices présageaient un indéniable affrontement et daprès lavis très personnel de lofficier, son escadrille allait subir de lourdes pertes.enfonça dans les tempes du pilote et lui provoqua une légère douleur. Quelques secondes plus tard, une seconde onde secoua lengin. Elle sinterposa avec une fréquence plus aigue mais moins sourde. Juste après, la voix du major sinterposa. Le chef descadrille pilotait la première fusée, donc la plus avancée. Son appel, dans cet enfer de paradoxes, retentit tel un adieu solennel. officier aperçut pour la première fois, en mode visuel, une dizaine de points noirs, face à la lune, foncer vers lui. Il décida de réagir très vite, son processeur lui indiquait déjà les positions des cibles les plus dangereuses et à abattre très rapidement. Le programme de visée, à lécran, changeait parfois de cibles, très rapidement, et lui proposait aussi plusieurs choix de tirs et dattaques. Une activité en mode semi automatique, une guerre rapide et semi automatisée.avait jamais maîtrisé une telle situation, ni en mode réel ni en mode simulation. Il fixa lécran durant quelques secondes, regarda la lune, il observa les rayons du soleil qui réfléchissaient sur le pourtour du globe, et enfin, décida de la procédure. Encore quelques secondes, et le pilote pressa sur lécran tactile et loption désirée sactiva directement. En fait, il opta pour le choix le plus sécurisant. Dix petits missiles à courtes portées, positionnées dessous la carlingue de lengin, sactivèrent subitement. Le temps dune courte programmation et les fusées décolèrent les unes après les autres. Un bruit sourd, de la fumée très éparse, et quelques secondes plus tard, lhomme contemplait ses fusées foncer droit en direction de lennemi.informa de la réussite de lopération. Lhomme décida alors, loption de replie rapide. Il pressa sur la touche de confirmation et lengin vira rapidement. Avant, comme la fusée profitait de laccélération de la terre, les réacteurs fonctionnaient au ralenti, mais dès lordre donné, une accélération puissante vint assommer le pilote. Cette force centrifuge plaqua lhomme contre son siège et même si cette exercice devait être commun à tous les soldats de lespace, il restait néanmoins douloureux pour lorganisme. La pression tirait les muscles au niveau des hanches, du thorax et du coup. Une douleur prenante et difficilement contrôlable.accélération labsorba durant quelques minutes, et quand il revint à lui, il se sentit soulagé de remarquer quaucun missile ne le pourchassait. Lépicentre de la bataille séloignait et il peinait quitter cet enfer. éclipse de la terre offrait un spectacle formidable et certes très inattendu. Lhomme admira ce phénomène durant quelques secondes, certes très ébahit par la beauté de cette nature. Après il revint à lui et contrôla ses appareils de mesures et dindications. Le processeur venait de programmer sa prochaine attaque, avec ses différentes options. Lhomme choisit une option presque machinalement. Il se prépara ensuite à ressentir les fameux effets de la traction, mais quant lengin vira de trajectoire, une secousse violente retentit dans la cabine. Un choc étrange, imperceptible et presque inaudible.officier ne paniqua pas, il contrôla si une alarme était enclenchée, demanda au processeur dinitialiser son système et vérifia sur lécran radar si une fusée ne le suivait pas. Après quelques secondes, les équipements lui confirmèrent la stabilité du système. Lhomme recommençait à souffrir de la pression.espace. Elle ne réapparut plus jamais.un millier d’entre elles chargées de petites ogives nucléaires.intensifièrent. Face à la lune, un observateur pouvait remarquer comme un énorme feu jaune et rouge. Ce magma de lumière étincelait et flottait dans lespace. Cette flamme scintillante ressemblait à de la lave en fusion et cette énorme éclat lumière provoquait aussi une gigantesque onde de choc. Un vague autant destructrice quun tsunami.avait jamais vu un pareil spectacle. Cette immense explosion entre la lune et la terre provoqua craintes et fascinations, un mélange tangible entre lhorreur et lautodérision. autre camp, le général Sari ne se prononçait pas. Il préférait rester dans son monde et attendait sans broncher. Les premières estimations devaient tomber bientôt et il ne sen préoccupait peu. Son manque dhumanité se révélait en cet instant si éloquent. Dans ce décorum de terreur et de violence, sa vraie personnalité silluminait et son esprit sapaisait. Il devenait soudainement heureux dêtre, heureux de vivre, mais son machiavélisme très poussé ne lui permettait aucun écart.accélération de la terre pour atteindre une vitesse extrêmement rapide. Durant la décélération et lapproche, il en avait profité pour écrire un mot, il avait envoyé ce post tout en espérant le relire un jour avec sa femme. Après tant dannées en civil, il ne sestimait plus militaire et avait du mal à retrouver lesprit de luniforme. Un autre homme pilotait cet engin, un père de famille loin des siens et loin de son lieu de travail. Cet univers se situait à des années lumière de son monde et ce magma en fusion lui semblait vide de sens.eu quune chose à faire, il confirma les nouvelles données téléchargées à linstant en pressant son doigt sur lécran tactile et la fusée changea subitement de direction. axe des régions du soleil. La fusée du lieutenant reprenait de la vitesse et les secousses formées par laccélération ne limportunèrent pas. éloigner du point central de lattaque et beaucoup dofficiers se sentaient soulagés de ne pas avoir prit par à cette bataille. Un sentiment partagé par tous.obstacle, se faufilait au milieu de cette mêlé et surtout espérait disparaître de tous les écrans de contrôle. Les bombes explosaient les unes après les autres et provoquaient dénormes dégâts matériels. Mais même si ce chaos provoqué par les hommes frappait très fortement, cette chose ne disparaissait pas. Au milieu des flammes elle trouvait sa place et sinfiltrait parmi les ondes. Plus les ogives éclataient puissamment et plus sa force augmentait. Lessence des humains augmentait son pouvoir et elle profitait aussi, doccasionner un maximum de dégât auprès des troupes. Elle trouvait dailleurs cet exercice intéressant.
Par daniel gindraux - Publié dans : React 2100
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 19:23

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Mercredi 12 heure 15.

Malgré tous ces problèmes, malgré cette guerre imminente, les villes survivaient. Les marchants étalaient leurs légumes dans la rue, les boutiques tentaient de persuader les rares clients à ne pas s

Lisa réussit péniblement à extirper Gaëlle de sa place de travail. Elle descendirent au rez-de-chaussée et retrouvèrent la rue. Sa collègue affectionnait un petit restaurant italien proche de leur travail. Une petite salle sombre et enfumée au bord d

La petite femme se préservait de toute modestie. Elle se permit même de plaisanter avec le serveur, un ange selon ses dires, le dernier des célibataires vivant sur terre. Un grand brun d

- Ne te soucies pas, je ne le montre pas mais j

Lisa ne montrait pas son âge, elle paraissait bien plus jeune et les jeunes hommes souvent considéraient la fille comme une jeune femme joviale d

- Tu ne me réponds pas ?

Gaëlle, depuis ce matin, tombait régulièrement dans les abîmes de sa conscience. Elle pouvait apercevoir cette vision lunatique enfuit au fond d

Madame prit son temps pour répondre. Car cette voix ne disparaissait jamais.

- Je crois que tout le monde est affecté !

- Pardon ?

La jeune femme lui répondait avec sournoisement, mais au fond d

- Toi, moi, nous tous. Le mal vient de l

- Tu déconnes !

A peine trouva

Du coup cet événement mit un terme à leurs allocutions. Assez choquées, les filles s

Mercredi 13 heure.

Seulement deux heures avaient passées après son arrivées au camp et Oliver reçu la confiance des ses supérieurs.

Dans un hall froid, gris et livide, utilisé aussi comme entrepôt à munitions et à matériel de rechange, le capitaine découvrit son appareil. Un Space Tunder reposait proche du mur du fond et aligné auprès d

- Votre fusée est prête.

L

Sa feuille de route en main, Oliver déposa ses affaires à l

Plus tard, le camion s

- Prêt pour le décollage !

- Autorisation de décoller !

Le centre confirma rapidement. On sentait en leurs gestes, une envie d

Son écran de contrôle lui indiqua dès lors qu

Trente secondes plus tard Oliver se crispait dans son siège et tentait maladroitement de supporter la pression. Le visage tétanisé il regardait néanmoins en direction du ciel, en quelques fractions de secondes il passa du bleu au gris, des nuages, la poussée et le noir, ce noir tant recherché mais mal apprécié. Des étoiles dans le lointain, et à deux doigts, la lune, claire et vive, impressionnante.

- Nous partons rejoindre la section dans la nuit, pour nous protéger des rayons du soleil.

Cette satanée bécane parlait, elle s

Mercredi 13 heure.

 

Sarrey terminait tranquillement son repas par un café conçu avec de la fibre de synthèse. Sa compagne l

- Oui, parlez !

Son téléphone retentit, le général Sari le dérangeait.

- La contre

La partie venait visiblement de débuter et malgré ce désagréable acolyte, Sarrey se sentit soudainement mieux dans sa peau. Il préparait cette attaque depuis des années et son combat ultime devait enfin avoir lieu. Le monde allait enfin reconnaître son talent et son adresse, son nom allait devenir autant célèbre que Napoléon ou César. Sa stature critiquée et son passée dépouillée, son histoire, sa vie, étalée comme une traînée de poudre. Un rêve de gosse malheureux.

En sa présence, la chose vibrait, remuait, elle apparaissait en lui comme d

 

Mercredi 13 heure 30.

Les deux femmes ne terminèrent pas leur repas convenablement. Après l

A cette heure, même le sourire du serveur s

Elles grimpèrent en ascenseur, retournèrent à leur place de travail, mais visiblement, et pour tous les employés confondus, le cœur n

Comme les fenêtres du bureau donnaient sur l

C

- Je m

- J

- Je sais ! Tu m

Lisa n

Un peu plus tard, Jackie se retrouvait seule dans un monde d

Mercredi 13 heure 30.

La table, plus rectangulaire qu

Plus loin les écrans de contrôles affichaient des images irrecevables, confirmaient le désastre. La bataille n

Chaque général dirigeait une partie de l

L

- La ligne dans dix secondes !

L

- Nous sommes prêt et ils le savent.

Une voix indifférente intervint du petit haut

- Monsieur le président, vous lancez une contre offensive. Même si nous étions exposés ils n

L

Le président chinois connaissait l

- Vous comptez nous suivre ?

Le président se devait d

- Dès la première vague ! Notre appui sera décisif !

Dans le ciel, le couché du soleil s

Mercredi 13 heure 45.

 

Dans les rues la panique devenait gentiment apparente. Les médias venaient d

Jackie venait de se poster devant la fenêtre. Au loin plusieurs feux ne paraissaient jamais s

En face de ces feux et des ces incidents, Jackie ne semblait rien ressentir, ou plutôt toutes les plaintes l

Jackie ressentit à ce moment là cette force, ce pouvoir. Elle devenait soudainement l

 

 

Daniel Gindraux, 2006, Réact2100, 34 heures.

 

 

en faire, les restaurants programmaient de timides cartes et lon servait beaucoup de repas légers. Les terrasses ressemblaient à des cantines ou le client ingurgitait son assiette le plus rapidement possible et sans dire mots payait et sen allait. Aucune réserve et aucune manifestation dallégresse paraissait tolérable, comme si la guerre influençait les esprits et entretenait chaque être à maintenir un état terne et méprisable.une rue. Sur trente tables, seulement dix abritaient quelques clients passablement affectés par la tragédie. Cette sombre histoire tournoyait dans les songes, cet esprit de destruction se propageait comme une traînée de poudre jusquau fin fond de tous les êtres. Une lame plantée au centre du ventre qui ouvrait à chaque minute une plaie très fragile et à force devenait de plus en plus douloureuse. Un mal endormit, mais qui se réveillait gentiment, patientait lheure de la renaissance.un mètre quatre vingt dix, la quarantaine et probablement exempté darmée. Deux marguerites et un litre deau gazeux, lhabituelle commande. ai terriblement peur.une vingtaine dannées. Mais elle ne sen plaignait dailleurs pas, elle se passionnait pour cette aventure dite humaine, de ses rapports entre hommes et femmes, et cette condition gérait sa vie comme stimulation obligatoire en son bien être. Mais même si son aventure se subjuguait à cet amour empressé, elle savait garder les pieds sur terre et ces phénomènes sexuels événementiels simposaient au sein de sa petite vie bien réglée.elle-même et enfin découvrir cette perception que jamais elle navait connu avant, à lépoque où sa vie se résumait dune extrême matérialisation. Une peinture abstraite et presque triviale se reflétait en son ego, une figure bizarre, en forme très espacée et se profilant jusquà lhorizon, un espace indélébile et souvent se modifiant selon un ordre accommodé à la perception visuelle du spectateur. Une sorte de théâtre alternatif imprégné dans les songes et dans les mémoires fictives.elle-même elle savait, un marasme simposait et même si elle se contenait et fermait les yeux face à cet avenir, aucune issue ne se pourvoyait à prendre forme où que se soit, ni dans les alentours et ni dans les consciences de chacun.intérieur. t elle le temps pour tenter davancer son hypothèse, quune déflagration retentit dans la rue. Un bruit court, ferme et assourdissant frappa en plein bitume. Des éclats de verres vinrent aussi se fracasser contre la vitre du commerce et une fumée noirâtre se forma très rapidement au alentour de limpact.empressèrent de se lever et sapprochèrent de la vitre. Dehors quatre voitures venaient dêtre entraînées dans un énorme carambolage. Lune delle prenait même gentiment feu et une autre perdait son eau de refroidissement. Des passants aidaient une femme, le visage ensanglanté, à sextirper de son siège. La foule, autour, sagrandissait gentiment, des regards hébétés et surpris, comme si la mort sapprochait. Une fumée épaisse en certains points, des débris de verres étalés partout et des taches dhuile au sol. Un chaos quasi exceptionnel car la rue ne devait en principe être empruntée que par des engins roulant à vitesse réduite. Un choc ineffable, une tragédie humaine pouvant être additionnée aux autres faits inattendus.une dizaine dautres. La fusée, selon le plan de vol, effectua sa dernière mission trois mois auparavant, juste un tour dessai, une remise en forme, un allé et retour jusquà la stratosphère, et rien dautre. Une pièce neuve, sortit tout droit des usines de Seattle. Autour sagitaient plusieurs hommes, des employés sachant exactement quel équipement et quel armement lengin avait besoin. Ces ouvriers rapides et efficaces, passaient de fusées en fusées afin de les rendre le plus rapidement possible utilisables, et en compagnie, devant eux, des documents en mains, un sergent plus ou moins aguerrit pour ce genre de travail. Un petit homme, paraissant sérieux, concentré sur sa feuille de route.homme salua Oliver. La fusée comptait deux lasers, deux canons, quatorze missiles et une ogive nucléaire à faible déflagration. Un vrai engin de mort. Une bête à tuer. Un fuselage, en forme de goutte deau avec, sur ses côtés, comme des plaques dont la matière se rapprochait à un mélange en titane, mais autant élastique quune matière fibreuse comme le fibrocartilage. Deux puissants réacteurs prenaient, à eux deux, le deux tiers de la place, mais lespace intérieur suffisait largement à un homme. Le pilote disposait dun cockpit, certes minuscule, mais aussi dune chambre denviron huit mètres cubes et suffisamment grands pour mettre lhabitant du lieu à laise lors des missions de longues durées. Des missions pouvant sétaler sur plusieurs semaines comme Oliver en avaient autrefois pratiquées lors de ses classes. Sans compter les toilettes, très minuscules et de toute façon inadéquates, avec derrière encore, un petit sas de décompression donnant directement vers une ouverture sur le toit de lappareil. Un passage utilisé par les hommes généralement dans des lieux, sur des orbites où lappareil nétait pas intégralement dépressurisé. intérieur dune armoire destinée aux affaires personnelles et quelques minutes plus tard il sinstallait déjà aux commandes. Sa combinaison synthétique régulée électroniquement lui serra sérieusement les hanches. Son manche se rapprocha se sa personne et le tableau de bord sillumina tel un feu incandescent au centre dun espace clos et contrôlé. Une vision lui apparut alors, très froide et distante. Le plafond du bunker frôlait la vitre de son cockpit et quand un opérateur, avec son camion, vint tracter la bête, les néons défilèrent à sa vue comme si lhomme se tenait couché sur un lit dhôpital alors quun infirmier lemmenait au bloc opératoire. Une situation presque enivrante pour notre cher Oliver, car il avait oublié, à force, cette émotion, lheure du décollage, lheure où la fusée allait se maintenir sous son contrôle, et en plein milieu de nul part, quelques part au dessus de la stratosphère, une situation dont beaucoup dêtres recherchaient, cette maîtrise du ciel insoupçonnable. arrêta au centre dune salle dont les murs avaient été complètement noircit pas les gaz des réacteurs. Un grand espace ovale dune vingtaine de mètres de long, complètement clos et isolé dont seul les personnes autorisées osaient sy aventurer. De plus un nuage de poussière noir malsain stagnait encore, une atmosphère nauséabonde, provoquée par le départ de la fusée précédente. Le centre comptait une trentaine douvertures comme celle ci en direction du ciel, normalement clos par de grande porte en béton armé, mais à cet instant, les fusées décollaient sans relâche, au rythme dune toutes les dix minutes. Une base en pleine ébullition et en pleine effervescence, et si un spectateur sétait posté non loin, au beau milieu des champs de blé, il pouvait apercevoir au loin, à chaque minute une fusée décoller et filer droit en direction des nuages, un spectacle sobre et calme sous les feux de midi. Le soleil en son apogée. Un spectacle impressionnant. en finir avec toutes ses machines. Des manœuvres risquées et périlleuses, mais certes si envoûtantes pour des militaires parfois en mal dexercices. il pouvait presser sur le bouton start. Car bien entendu, en ces temps, lautomatisation avait prit le dessus sur lhomme en matière de contrôle et de commande. Les manipulations de lhumain résidaient en des gestes daccords et dautorisations, et même sil restait le mode manuel, dans lespace cette option demeurait fortement déconseillée par la hiérarchie, car ces engins, contre toutes attentes, se débrouillaient seuls, ils se chargeaient dattaquer ou de défendre, de contre attaquer et déliminer lennemis lors de batailles, choisissaient la meilleur option, optimisaient leurs choix et géraient le carburant et larmement. Dans ce jeu le pilote servait uniquement dorgane de décision, tel un jeu vidéo il choisissait son option en pressant sur son écran tactile. Des point de vue rébarbatif tel que le choix de se retirer ou dattaquer, déviter tous prises de risques ou foncer dans le tas, des délimitations souvent très rébarbatives par rapport aux situations usuelles. entretenait avec son mentor comme sils avaient élevés les vaches ensemble. Elle maîtrisait le langage shakespearien mieux que quiconque, larmée navait pas lésinée sur les moyens.avait laissé pour retrouver sa tendre salle de bain. En face, les rayons du soleil semblaient rebondir sur les cratères de la lune. Des lueurs claires et visibles, des spasmes gris clair, des reflets marqués, visibles à lœil nu. attaque vient de débuter ! Les États Unis déploie leur armée.une voie grandiloquence. Latmosphère simprégnait dune odeur paranormale et une chaleur enveloppait lêtre dune force et dune puissance surnaturelles. Dans le lointain ce brouillard se rapprochait, détruisait tout sur son passage et ne laissant derrière que poussière et désolation. Devant, la face visible se retenait et ne montrait quune infime parcelle de son pouvoir. Ses tentacules jaugeaient lespace et lenvironnement, testait son adversaire, observait lennemi. Et Sarrey sy préparait, son esprit sextasiait face à cette force, le produit de sa quête se rapprochait et ses efforts devaient bientôt être récompensés.incident, elles mangèrent leurs pizzas sans sourciller et sans broncher. Lisa tomba presque dans un état névrotique farouche, comme si laccident venait de précipiter son destin dans une longue réflexion très personnelle. Elle tenta de regarder Jackie dans les yeux, risqua de sourire, mais le présent la rattrapait indubitablement. estompa, elles payèrent et sen allèrent bien vite. Dans les rues, après dans limmeuble, la mine des passants venait de changer. Comme si, à force déléments anormaux, leur travail tombait dans loubli. Une phobie, infime et très personnelle, senveloppait gentiment autour de chaque être, comme une force, comme des tentacules de pieuvres sagrippant vigoureusement à une proie encore mobile et vivante. Le loup dans la bergerie, effrayant chaque bête et provoquant les plus démunis. y était plus. Une secrétaire, soucieuse pour se enfants, demanda la première au chef de quitter la salle prématurément. Lhomme, gêné, nosa pas rétorquer, ce qui incita deux autres secrétaires à emboîter le pas de la première. Mais quand un commercial alluma la grande télévision de la salle, là presque toutes les personnes sarrêtèrent de travailler. Un silence morne sinstalla dans le lieu. Sur la chaîne principale de la ville un communiqué sommait aux habitants de garder leur calme et leur sérénité. Plusieurs incendies dhangars venaient dêtre répertoriés par le corps des sapeurs pompier à différents endroits de la ville. La police imputait ces actes aux vandales, mais en vue de leffroyable brasier filmé par un hélicoptère au-dessus de la zone industrielle nord, peu de monde croyait la main de lhomme responsable. Les flammes jaillissaient de lentrepôt, du tissus synthétique en trombe, dune intensité effroyable, ces images provoquait le vertige.est, quelques personnes sapprochèrent des carreaux et tentèrent dapercevoir les fumées. Les vingt collègues se sentirent subitement assaillit par une impression bizarre provenant du plus profond deux même. Comme si leurs subconscients les incitaient à se remuer, à prendre leurs responsabilités à leurs coups. Lambiance ne tombait pas à pique certes, mais en ce moment deffroi, plusieurs personnes se demandaient sincèrement ce quelles fabriquaient là, au lieu peut-être de se préparer à partir, à fuir éventuellement, voir retourner à la maison et préparer leurs affaires. Les idées, pour tous, devenaient confuses, elles se distordaient maladroitement. Comme si pour certain il était tant de sen aller, travailler ne servait maintenant plus à rien car tout sécroulait autour deux. Le feu prenait de partout, les accidents se multipliaient et les incidents ne respectaient aucunes logiques, la fin du monde sapprochait et les ouvriers attendaient lheure proche de la pointeuse. est à cet instant que Lisa décida de ranger ses affaires. Le sang éclaboussé dans la rue refroidit son émoi et sa peau devint dune blancheur patibulaire. En moins dheure la pauvre fille passait du bonheur éternel à un sinistre dévolu. Une maladie incontournable chez lhumain réapparut en elle avec une rapidité assez éclatante ; langoisse. Le mal de ventre et de la fièvre, un résultat sannonçons décevant. en vais !ai remarqué.as observé. Je tappelle plus tard.attendit pas et Jackie, collé à son siège, ne réagit pas. La femme rejoint lascenseur et fila. Les médias diffusaient limpensable et Jackie narrivait pas à comprendre. Le monde, effectivement, sécroulait. A côté, plusieurs hommes tentèrent dappeler leur banque afin de vendre leurs participations. Ils se concertaient pour savoir si cette épreuve coïncidait à une chute énorme de la bourse. Cette guerre si rapide et si inopinée gela toutes les consciences professionnelles quant à une suite ou un fin éventuelle. Les avis nétaient pas très partagés, rares sont ceux qui pensaient que les pannes provenaient uniquement de laffolement ou du brouillages de lennemi. Mais si lon pouvait cité le mot ennemi, les hommes tentaient dimaginer où celui-ci se situait en ce moment, à savoir caché derrière la lune et se préparant à une seconde vague, qui cette fois-ci devait toucher la terre. Une perspective nullement réjouissante. Des hommes avenants, tentant de vivre normalement, alors que le ciel allait leur tomber sur la tête. homme. Les femmes préférèrent sen aller rapidement et cette dernière femme semblait soudainement déranger. En fait tout le monde comptait partir, y comprit les dirigeants. La seule question qui pendait aux lèvres se résumait à une simple chose. Les derniers employés cherchaient à savoir quoi faire ou s’en aller. ovale ou ronde, se remplissait gentiment de comédiens allant peut être interpréter leur ultime rôle. Les généraux Kost, Palati, Roberts, Epton et De Nemours prenaient place ou tentaient dy rester, car à chaque minute, des intervenants sinterposaient pour leur soumettre des informations ou des documents quelconques, telle une nébuleuse ne sarrêtant jamais, une fourmilière dont le point centrale se situait au centre de la table, juste au dessus de la cafetière dont visiblement son contenu nintéressait personne.avait pas encore commencé quun constat déchec se ressentait déjà au sein même du quartier général, comme si de mauvaises fréquences déroutaient le système sans relâche. Une fin annoncée, prédéfinie par le temps et lespace. armée. Soit les bases, soit les groupes de satellites, soit les groupes de vaisseaux, ou soit les groupes de fusées. Le grade du général Kost le conférait à être le principal metteur en scène des événements. Devant lui, un écran linformait des nouvelles dispositions et des différentes positions des troupes situées autour de la terre. Les plans de la contre attaque navait rien de compliqués, larmée de États Unis devait se regrouper derrière la terre, dans lombre, une position stratégique car à cet instant le gros des troupes se situait pour un armée derrière la lune et pour lautre armée derrière la terre. Un point en mouvement car les planètes bougeaient effectivement et létat major savait quavant la fin de la journée, les deux points dombre devaient se croiser dans cette espace entre la terre et la lune, et toutes les spéculations prévoyaient une attaque finale de la part des martiens. Un choix opportun ou obligé, la question ne se posait nullement. Même si la comparaison ne ressemblait pas, la situation ressemblait un peu lors de la seconde guerre mondiale quand les troupes américaines se préparaient au débarquement en Angleterre, le lieux de lattaque devait se passer soit à Calais ou soit en Normandie, une période dattente et de réflexion. Une modalité dont les généraux se fatiguait à élucider, car si tous les experts en stratégies connaissaient plus ou moins les perspectives, lissue ne coïncidait pas forcement à une victoire claire et efficace.armée américaine se forçait à envoyer un maximum de fusées derrière la terre afin dassurer une réplique percutante. Létat major estimait à ce moment là à plus de quinze mille, le nombre de fusées Space Tunder et autres. Larmée martienne en comptabilisait un nombre un peu inférieur. La stratégie américaine devenait, à mesure, un peu plus simple, car larmée martienne avait eu le privilège de la surprisse. Une attaque en deux temps plus quefficace, en seulement vingt quatre heures, car bientôt les délimitations de lAmérique de nord devaient être exposées à la lune. Donc, les surfaces à protéger devaient bientôt être exposées à lennemi et les tactiques convergeaient tous à une attaque massive obligatoire de lAmérique. Certes lennemi si attendait et la principale préoccupation de lÉtat major se simplifiait à cet instant au fait que sûrement lennemi allait aussi attaquer, car les troupes nallaient pas se faire piéger bêtement derrière la lune et le terrain le plus plausible pour cette bataille se situait alors sur une ligne dombre entre la terre et la lune. Une petite surface minuscule juste au dessus des têtes des Américains. Une bataille unique dont lissue pouvait se résoudre à léchec comme à une victoire net. Les statistiques ne confirmaient rien de probant et un flou subsistait encore. Tout le monde sattendait à une première vague de missiles et une seconde vague de fusées. Le résultat pouvait varier du tout au tout. Une victoire totale ou un échec. Mais une certitude se percevait dans les calculs, si une victoire de lAmérique se prévoyait elle se simplifiait non pas à une capitulation sans condition de la part de lennemi mais à une destruction totale. Un fait avéré. Une puissance martienne redoutée mais résignée, des hommes, dans leurs cockpits, patientant cet état de grâce, cette bataille finale.opérateur sinterposait dans une discussion entre généraux. Le président, au fond de son siège, patientait sans rien dire. On devait bientôt lui passer la ligne. Son impression restait morose, à linstar des militaires, son moral stagnait à un niveau très bas. En face les généraux se calmèrent, sattablèrent correctement et juste avant lappel, le général Kost sinterposa modestement. parleur posé sur la table. Le président chinois parlait couramment langlais.ont pas attaqué. Peut être ont ils un compte à régler avec vous.ingérence politique martienne impliquait directement les État Unis. Son gouvernement délaissa cette terre aride aux dépends dautres colonies bien plus propices et abondantes. La précarité politique du pays et son jeune âge, donnèrent raison aux nouveaux leaders charismatiques et opportunistes. Un choix malingre et inutile. Une faute se payant cache quelques décennies plus tard comme de grands fracas au firmament dune reconnaissance obligatoire.histoire par cœur. Il appréciait lAmérique pour ces erreurs qualifiées et ses libertés restreintes.être clair et direct. Un silence retentit, un moment dégarement donnant aux interlocuteurs limpression de se situer à des années lumières les uns des autres. Telle une conversation téléphonique dune planète à lautre.étalait le long des côtes de latlantique. Le point de départ de la grande bataille. Partout les commandants de bataillons sonnaient le glas. Soudainement la population et les militaires prirent peur, la retransmission médiatique se tenait en allène, filmait les départs avec minutie. Aucun retard ne perturba la fête.annoncer une probable contre attaque et la population se rendait compte de sa proche position géographique face au conflit. La défense américaine pouvait émettre des faiblesses et les retombés pouvaient savérer terribles. Mais la populace ne savait pas comment réellement se comporter ; se terrer ne servait à pas grand-chose et fuir paraissait impossible. Dailleurs les principaux aéroports venaient de fermer leurs portes au public, des pistes rapidement perquisitionnées par larmée de lair. Un songe espoir de réussite pour la majorité des habitants en ces temps très spéciaux, car ce moment devenait soudainement extrêmement grave et important car lavenir de toute la nation devait bientôt se jouer proche de la croûte terrestre. Un symbolisme parfait pour les patriotes et les conservateurs face aux éternels réformateurs, toujours incohérents et irréalistes.éteindre et les fumées noirâtres grimpaient au ciel jusquà linfini. Une vision terrible, un régime de terreur sappropriait tout ce qui pouvait se consumer. Leffroi régime totalitaire devenait réalité et les craintes du peuple face à cette possibilité se transformaient gentiment en véritable paranoïa. Un désordre provoqué par des histoires terribles relatées dans les livres dhistoires de lécole secondaire. Ses doutes se mélangeaient à la peur dun ordre tyrannique et despotique comme les gens pouvaient se limaginer en rapport aux terrifiant récits relatant les époques fascistes et communistes du vingtième siècle. Ce chaos tant redouté et cette fameuse troisième guerre mondiale tant attendue se modélisait à cet instant en une forme puissante et paraissait indestructible. Une force infaillible stabilisant les nations libres et démocratiques, attaquant leurs armées et défiant les masses afin de les pousser jusquà leurs derniers retranchements psychologiques et physiques. Une histoire se répétant sans cesse et à linfini. Un événement si particulier, pouvant modifier aisément des destinés dune façon très corrompues et produire pour beaucoup de personnes, des souvenirs et des douleurs ineffaçables.accaparaient, toutes les calamités limprégnaient, lenveloppaient et disparaissaient directement. Comme si la chose, cet esprit événementiel ne laffectait pas, comme si elle maîtrisait son destin, comme madame, femme de maison, femme de soldat, employée dentreprise, devenait soudainement indestructible et imperméable à tous sujets hors normes. Sa maîtrise, son calme, lamenait à lindulgence, au respect. Une métamorphose se développait en sa personne, face à ces péripéties, une nouvelle dame apparaissait en elle, plus ferme et plus forte. Un nouvel être possédant le pouvoir et la maîtrise, différent, impitoyable et très sûr de ses actes et de ses gestes. être dont rien ne pouvait laffecter, résolu à dominer son sujet, ses peurs et ses angoisses. Une force surpuissance lenvenimait et elle commença gentiment à ressentir les choses différemment. Sa vision globale du monde devenait plus claire et plus limpide. Au plus profond delle-même, une âme apparut, une volonté puissante et matérialisée par un sixième sens surpassant tous les autres sens. Un pouvoir énorme lui permettant de gérer son stress et sa mesure. Une approche des problèmes plus distincts et plus aisés, comme si à cet instant cette femme ressentait les spasmes et les vibrations, les distorsions du temps et de lespace, les mouvements inégaux et infimes des ondes de chocs. Cet être nouveau sappropriait soudainement le monde dune façon très différente quauparavant. Les éléments solides, liquides et gazeux convergeaient en une seule théorie applicable pour tout. Une extraordinaire simplification venait de naître au plus profond de son âme et de son cœur. Cette petite femme, ordinairement calme et simple, bénéficiant dune culture moyenne, dune intelligence bienséante et dun physique normal, se métamorphosait gentiment en une puissance extraordinairement surabondante et quasi surnaturelle.
Par daniel gindraux - Publié dans : React 2100
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 20:41

Mercredi 9 heure 15.

Le dernier sous-marin atomique américain encore en activité se rapprochait de la fosse Marianne. Son objectif se résumait tout simplement à s’enfoncer jusqu’à son seuil maximum. Ce type de submersible pouvait descendre jusqu’à cinq cent mètres de profondeur et se stabiliser à ce niveau durant plus d’une semaine. Un gigantesque bloc en forme d’obus dont la coque, en aggloméré de titane, se caractérisait à pouvoir supporter les pressions extrêmes des profondeurs. Une machine de guerre désuète certes, mais dont l’armement restait impressionnant ; ses tubes comprenaient encore trente missiles intercontinentaux pouvant chacune contenir une ogive nucléaire capable de raser un superficie d’environ un million de kilomètres carrés, et sous le contrôle de seulement cent quatre hommes d’équipage, dont le capitaine Jessky, un natif de l’état de Washington, cinquante deux ans, trente quatre ans de service dans la marine, marié, deux enfants et raisonnablement attiré par les boissons alcoolisées.

Généralement un satellite à imagerie digitale balayait chaque dix minutes la surface marine de la région sud asiatique, mais avec les nombreux problèmes de logistiques réprouvés ces derniers jours par l’armée américaine dû aux nombreuses ondes de brouillage émises par l’ennemi, un opérateur au sol se devait d’avertir le poste de pilotage de la contrainte. A savoir que le submersible allait subir pour la matinée, des variations de fréquences au niveau de la communication avec le centre de contrôle et de se fait les pilotes allait avoir l’obligation de manoeuvrer l’engin sans l’aide du GPS.

Au premier abord, cet exercice ne comportait aucun risque réel. Les officiers du bord connaissaient déjà la situation par l’avoir étudiée et simulée. En plus chaque année, des opérations d’entraînement dont les conditions correspondaient presque à l’identique à la situation d’aujourd’hui, se déroulaient au large des cotes californiennes, afin d’habituer les matelots aux situations d’urgences et de guerres. Mais ce jour là, le commandant préférait superviser les manœuvres. D’ailleurs son anxiété se lisait à livre ouvert sur son visage et ses traits. Ses questions se précisaient au niveau des objectifs actuels de la mission, car d’après l’histoire, aucun capitaine de submersible, à ce jour n’avait débloqué le système de sécurité afin de réellement lancer les missiles. Un état de conscience le tracassant car il se doutait que l’ennemi connaissait son existence et au milieu d’un conflit dont le principal outil de guerre s’appelait une navette, les chances de survie de l’équipage, au cas ou l’ennemi détecterait sa présence lors des lancés de missiles, s’estimaient à être très faibles.

Pourtant ce sous-marin avait été conçu au préambule pour combattre un ennemi extérieur à la planète, car un caillou au beau milieu de nulle part, dans l’immensité de l’océan pacifique, pouvait peut-être s’avérer dangereux. Une chance infime, non négligeable, dont l’administration se préservait d’entretenir, juste au cas ou un ennemi potentiel prendrait le dessus et raserait l’Amérique du nord pour n’en laisser que des restes et du même coup laisser le sous-marinier seul face à un destin inextirpable.

La manœuvre de déroulait selon le plan, la descente du géant suivait son cours normal. L’officier en second informait l’assemblée à voix haute chaque fois qu’un palier venait d’être franchi. Chaque personne prenait alors cette valeur comme référence dans son imaginaire. Cent mètres, cent trente mètres, les machines ne s’arrêtaient pas de s’enfoncer et au yeux inflexible du capitaine, une bataille se pressentait imminente. Le but de l’opération prenait forme, à savoir qu’il fallait lancer absolument trente missiles et se cacher le plus rapidement possible telle une pieuvre se confondant ave le paysage afin de sauver sa vie. Qu’un geste, presque animalier, la défense naturelle.

Cinq minutes plus tard, l’officier annonçait deux cent mètres. Le centre de commande ressemblait fort aux vieux submersibles du vingtième siècle, cinq places alignées réservées aux pilotes et deux places concentrées établies aux radios, un endroit compact et éclairé partiellement, des lampes rouges indiquant l’entrée des différents sas et des blanches illuminant les pupitres, mais aucun excédant, la rationalisation de l’énergie radicalisait la proximité de l’endroit. Concernant la position du capitaine, celle-ci s’avérait être modifié, l’homme ne restait plus debout, mais possédait son propre pupitre et une caméra digitale remplaçait enfin son œil en travers l’écoutille.

Après, derrière son écran de contrôle, l’officier prononçait trois cent mètres. Malgré la puissance de la machine, la pression à cette profondeur devenait indéniablement importante et personne ne restait indifférent à ce genre de manœuvre. D’ailleurs plus personne ne circulait, chaque soldat prenait place à son poste prédéfini pour le combat, personne ne tremblait, personne ne montrait sa peur, mais l’ambiance se perdurait car tout le monde savait dans quelle situation inconvenante le dispositif se situait. Les abîmes s’approchaient, le noir absolu les enveloppait gentiment.

Bien entendu le GPS ne fonctionnait toujours pas et à trois cent cinquante mètres, comme si une péripétie en annonçait une seconde, la voix provenant du centre de contrôle extérieur s’interrompait. Elle ne faiblissait pas, mais disparu rapidement, une coupure nette, un silence soudain mais habituel car tout l’équipage savait ce genre de d’interruptions possibles à ce niveau là. Un bref silence véhiculé par le brondissement des parois face aux forces naturelles, des craquements sourds, du métal corrompu et des lampes scintillantes. La voix du capitaine en arrière fond, concentré face aux valeurs correspondant aux pourcentages d’utilisation des ballastes.

On s’arrête à quatre cent cinquante mètres et on rétablit le contact.

Les pilotes s’ordonnaient immédiatement. La masse de métal descendait toujours, l’officier annonçait quatre cent trente mètres. Les machines augmentaient gentiment leurs puissances, la tête du submersible remontait un peu et l’asservissement des ballastes s’enclenchaient. Toute la machinerie fonctionnait sans problèmes majeurs. Le capitaine pouvait se réjouir de ce noir intense, pour l’instant personne ne ressentait le mal des profondeurs, chaque soldat patientait, des visages calmes, satisfait d’avoir atteint cet absolu, des nerfs détendus et des muscles apostrophés.

A l’approche de quatre cent cinquante mètres, les vrombissements des deux réacteurs principaux se calmèrent. Cette mer glaciale et inhospitalière se chargeait du silence et de l’absolu. Les craintes déclinaient gentiment, la tension nerveuse disparaissait calmement. Les mouvements du corps retrouvaient leurs aptitudes courantes, une normalité raisonnable. Les images sur les écrans affichaient le contenu d’une masse constante, une machinerie parfaitement réglée et un service absolument coordonné. Tout semblait se figer, les aiguilles de mesures s’immobilisaient, le courant pénétrant dans les lampes retrouvait leurs constances et les objets non fixés se stabilisaient. Un silence total, affligeant, des regards figés, droits et discordants.

Après, un long silence apparut parmi les choses. Les courants de l’océan continuaient en leurs mouvements perpétuels. La masse d’eau bougeait, se développait en son fond, un prolongement indéniable et une route interminable. Un ban de poissons tournoya durant un cours instants aux alentours de la coque comme attiré par ses ondes. Un appel, une voix inaudible, incompréhensible, impénétrable. A l’intérieur, aucune présence humaine ne semblait se préciser. Un géant au ventre creux.

Mercredi 10 heure.

Le président paraissait inerte face aux écrans géants de la salle de contrôle. Depuis des années la société utilisait la couleur verte pour des indices correctes ou en hausses, et la couleur rouge pour les indications d’alertes et d’alarmes. En règle général, les panneaux se pourvoyaient de vert et en de rares occasions des avertisseurs rouges clignotaient, mais ce jour là, un mouvement contraire s’installait en lieu et place. Les opérateurs ne cessaient pas d’initialiser les systèmes de contrôle, de décrocher des téléphones d’urgences et de s’interpeller. Une synergie malencontreuse, défaillante, un piètre spectacle, un goût amer, comme l’avant première d’une défaite.

Le général Kost, aux côtés d’Edward, ne paraissait pas frustré par la situation. Pour lui, cette condition de guerre correspondait aux images d’anciens champs de bataille, le camp de base d’une armée en mouvement, se préparant à une offensive imminente, regroupant les informations et comptabilisant les effectifs. Une machine dont l’administration maîtrisait parfaitement et l’appui des politiques, à cet instant, se résumait en une simple présence aléatoire, presque neutre en fonction des décisions à prendre.

Comment allez vous joindre les chinois et les russes ?

Le général se permettait d’avaler une goûte de thé avant de répondre.

Nous allons les joindre via le réseau câblé.

Un opérateur avait installé au préalable deux haut-parleurs sur la table, il leur indiquait la correspondance comme étant établit. Une voix tonitruante intervint du côté russe et plutôt minoré du côté chinois. Ces nations possédaient un arsenal, à eux trois, bien plus puissant et plus efficace que l’armée de Mars. Leurs fonctionnalisations dans l’espace manquaient certes de souplesse et de pratique, mais si tous leurs efforts se concentraient en un seul point, ils pouvaient se permettre d’anéantir la surface de Mars dans sa globalité. Une perspective certes envisageable, mais qui ne convenait de toute façon pas car un bon nombre de personnes d’origines américaines habitait maintenant en ce lieu.

Le président russe n’hésitait pas à s’imposer, sa froideur en son discours, ce matin, surpassait sa caricature normalement modeste.

Vous nous donnez une date, une heure. On rase.

Le machiavélisme timoré du général Kost ne l’empêcha pas de sourire. La morosité du lieu et l’ambiance globale en rapport à la situation l’envenimaient en prendre stature, s’imposer selon son règne.

Vous savez pourtant bien qu’un événement nous en empêche.

Le président ne comptait certes pas intervenir de suite et laisser plutôt court aux présences militaires, mais une vérité si clairement énoncée provenant de la bouche du Général, le surprit en bien. Il pensait qu’entre généraux d’autres nations, la langue de bois primait sur tous pesants, mais quant à cette annonce, après, un tempo presque sourd s’installa parmi la foule. Un silence inadéquat par rapport aux positions hiérarchiques que chacun possédait en son sein. Une éternité, car des événements pour l’instant incompréhensible se constataient partout sur la planète. Les fusées des bases chinoises sur la lune de décollait plus, en Russie trois centrales nucléaires venaient de rendre l’âme presque au même moment et sans raisons apparentes, au Népal les habitants d’une vallée entière évacuaient les lieux dû à une alerte de fissures provenant d’un barrage situé en amont, au Sri Lanka l’alarme au Tsunami s’enclenchait pour la seconde reprise en une seule heure, à Naples les sondes enfoncées sur le flancs du Vésuve indiquaient des valeurs de surchauffe et des tremblements de la masse inhabituels et ce qui présageait une activité sismique imminente, l’armée américaine quant à elle perdait le contrôle de son sous-marin nucléaire, sans compter la pertes ses bases spatiales sur la lune et ainsi qu’autours et l’armée russe ne prétendait guère mieux car la base spatiale non habitée établit en mode géo stationnaire autours de la planète Europe ne transmettait plus rien depuis belle lurette.

Un dédale d’incompréhensions se manifestait partout. Chaque nation se retrouvait du jour au lendemain en la présence d’un problème très grave à résoudre. Soit une construction risquait de s’effondrer, soit un volcan éteint se manifestait soudainement, soit des navires disparaissaient, soit des barrages risquaient de se briser, soit des pannes majeures se produisaient au niveau de la gestion informatique et énergétique de l’ensemble des territoires. Enfin des signes prouvant certes que l’ennemi agissait contre effectivement toutes nations représentées, mais malgré tout, tous ses points d’ombre et non avenue ne correspondaient pas à des sabotages ordinaires et communs. Car il s’agissaient bien là, d’événements certes inhabituels, mais certainement inopportuns. Des réactions en chaîne inconcevables et des événements que seule un élément étranger au système pouvait engranger, car même si la planète mars s’avérait devenir au fil des années, une entité dissociable du reste du monde, il n’en demeurait pas moins que la machinerie du général Sari, malgré tout son machiavélisme, ne pouvaient produire de telles conditions aussi probantes qu’un désastre annoncé.

 

Mercredi 10 heure.

L’impossibilité de travailler correctement régnait dans tout l’immeuble. Jacky tenta néanmoins de se connecter au réseau Internet et comprendre la situation par delà les dépêches, mais elle ne put certainement pas entrevoir de s’attaquer à son ouvrage quotidien. Car la sombre histoire se lisait et se regardait partout, des parties de séquences filmées au ralenti provenant de web caméra positionné sur des pilonnes de bases lunaires prouvaient clairement les attaques de vaisseaux ennemis. Les réactions des différents acteurs politiques du pays, les images de catastrophes cinématographiées dans tous les pays et les retransmissions des désastres provenant des différents états américains. Un flux de documents invraisemblables mais qui prouvait malgré tout que le réseau médiatique terrestre profitait encore de sa pleine structure, à l’instar des satellites, dont une majorité ne transmettaient plus ou avaient été détruit par l’adversaire. Des stigmates flagrants, au sein d’une société qui ne pouvait se permettre de vivre un seul jour sans informations. Des villes surchargées de publicités, des tours de cent mètres s’étalant sur des kilomètres et des kilomètres, des logements sociaux précaires à pertes de vue, des avenues surchargés de transports en commun et un horizon enfreint par de nouvelles constructions, en fait d’une structure, un piètre résultat animait l’atmosphères des villes, des mégapoles pouvant atteindre cinquante millions d’âmes, des êtres abandonnés et engloutis dans l’immoralité et vivant hasardeusement dans une fourmilière devenue paradoxalement sévère envers le citoyen alors que l’irréprochabilité avait augmentée,ses cinquante dernières années, jusqu’à hauteur, selon les sources statistiques, proche du zéro pourcent concernant les infractions et les vols de moyennes importances. En récapitulé les mutations de la société se précisaient surtout en la discipline de l’être envers la loi, un comportement digne face à des valeurs qui ne correspondaient plus du tout aux principes reconnus du vingtième siècle. Certes l’administration n’imposa pas la pose d’une puce dans chaque être humain, mais comme chaque personne avait l’obligation de posséder en permanence une carte à puce, les filtres et les contrôles sauvages ou obligatoire parait à cette perspective et offrait en plus un large dépôt d’informations aux statisticiens et aussi aux responsables de marketings des grandes chaînes de distributions, aux médias, aux annonceurs et surtout aux marques, devenues à cette période, un élément incontournable au cœur de la vie en mégapole

Sa meilleure copine s’approcha avec parcimonie. Lisa adorait son profile et sa nature de femme libertine. Elle appréciait se coiffer les cheveux en boucle et parfois porter des perruques rouge ou vert clair et se vêtir de vêtements extravagants à la majorité des cas en plastique, soit moulés, serrés au corps ou arrangés plus souplement. Une mode artificielle, usant du produit le moins dispendieux et le plus courant. Un plastique incontournable ; indispensable en tout usage et tout addition, mais révélant parfois un assortiment de dissociations et de prédispositions souvent intéressantes et parfois révélateurs.

Tu viens avec moi prendre le café.

Jackie, en sa candeur, accepta volontiers et se leva activement. Elles se dirigèrent sans dire mots vers l’espace réservé aux personnes fumeuses. Une petite chambre close puissamment ventilée. Lisa commanda deux cafés au distributeur et elles s’installèrent proche de la seule fenêtre qu’offrait le lieu. Une petite table en bois, certainement conviviale.

Ton mari sert dans quelle arme ?

Virginie tentait s’apaiser la situation. Malgré le contexte, cette guerre subite, cette situation critique, une révélation apparaissait dans l’abîme, une vision impénétrable et indéfinissable. Un mouvement incohérent, indicible dont chaque personne pouvait ressentir selon sa propre estime, des faits révélateurs par rapports à l’ampleur des situations soumises, des adéquations marquantes dont le mécanisme reflétait des caractéristiques majeures. Car toutes ses interventions subites, quelles soit minimes ou extraordinaires, semblaient, pour le plus grand nombre, se corroborer, se lier, une connexion adéquate, comme des lignes se reliées entre elles et aboutissant en seul point. Comme des filaments au dessus d’une machine à tisser ou comme les fils de coton d’une toile d’araignée.

Il pilote, il est officier à l’air force, il sera en première ligne.

Jackie se démarquait de part son émotion troublante. Ses mains muâtes s’agrippaient à la tasse et la chair de pouls s’emparait de toutes les surfaces de son corps, même jusqu’au visage, d’ailleurs d’une blancheur inexplicable. Des joues froide, fatiguées, marquées par l’émotion. Presque une allure blafarde pour cette dame au long visage et à la fine corpulence, une plastique se révélant en d’autres moments pourtant appréciable à regarder et surtout à admirer.

Une atmosphère faussement déguisée en pause habituelle, car Jackie ressentait ce mouvement l’atteindre au plus profond d’elle-même. Un pressentiment dont l’on ressentait les odeurs par delà les murs, un fruit en décomposition, dégageant son arôme malodorant loin à la ronde. Comme un battement, un pouls, celui d’un cœur, un spasme léger, introverti, s’interposant dans l’évolution des fréquences hertziennes, jusqu’à laisser dans le scintillement des néons, son spasme personnel et inadéquat. Une vibration passive, se juxtaposant en rapport avec les environnements capables de transmettre des données suffisamment incertaines dans leurs confidentialités avec les êtres et leurs sens, ramenant chaque animation en un vibrato malhabile et laissant derrière son passage une marque inégalable pouvant laisser prôner le doute quant à sa consistance et à sa nature profonde. Brièvement un être adapté à se confondre avec les choses de la vie courante, un espion, un virus bio thermique se confondant avec la réalité et l’esprit. Un génie invisible et bien plus puissant que le commun des mortels.

Cette sensation si forte empêchait Jackie à s’exprimer correctement et ce manque d’énergie affectait aussi son moral et son état d’esprit. Sa copine, en face, voulait la réconforter, l’envelopper par sa présence, mais visiblement une maladie se développait au cœur de son être, incurable, inexplicable et méconnue.

Mercredi 10 heure 30

 

Après trois heures de route environ, le camion s’arrêta devant l’entrée de l’enceinte de la base. Un voyage assez tumultueux car l’engin s’arrêta plusieurs fois dans des stations services, soit pour faire le plein ou soit pour déposer ou prendre des personnes, un service de bus fortuit au milieu d’un enchevêtrement fou de voitures et de transports en tout genres. Des colonnes et des colonnes de véhicules, des pillages, du carburant en disette, une population effrayée par un avenir incertain, des médias déballant soit des vérités exécrables ou des allégories déjantées, un flux, une fourmilière frappée par le talon d’une botte puissamment renforcée.

Les occupants du camion habitaient tous en Californie, une dizaine d’officiers et une vingtaine de sous-officiers et soldats de secondes classes. Tous membres de la division de réserve de la troupe du dessert d’Arizona de l’air force. Une puissante force, dont la principale base occupait une parcelle d’un dix milliers d’hectares sur la frontière entre l’Arizona et la Californie. Un complexe souterrain gigantesque ou, d’après plusieurs magazines spécialisés, un enchevêtrement de galeries dont la distance total atteignait les cent kilomètres, se chevauchaient afin de rendre pratique le décollage et l’atterrissage de plus de cinq mille fusées d’interception. Un monstre gigantesque, parfois considéré, pour une partie des contribuables, comme superflu et voire inutile.

Le check point ressemblait fortement à un péage autoroutier. En ce jour, comme les prédications annonçaient une forte influence, une unité de renforts déchargeait les soldats habituellement assignés au contrôle. Une visite rapide des cartes de légitimation et un jeune soldat montra à Oliver, l’emplacement des camionnettes réservées aux pilotes de sa division. Un désert abrupt, presque vide, paraissant dénué de vie, des ordres, des mouvements de foules, des descentes de camions, de la poussière et un mélange d’incompréhension, de stress et d’ignorance.

Une dizaine de minutes plus tard, une jeep s’arrêtait auprès d’une quinzaine de pilotes, des visages, pour la plupart méconnus. D’anciens camarades, un souvenir paraissant lointain et une mélancolie proche de l’état zéro pour Oliver, qui oublia bien vite, dès son service terminé, le fait d’avoir servie au sein d’une grande armée.

Le départ, la route, le véhicule roula une dizaine de kilomètres au milieu des cactus et enfin pénétra rapidement dans un petit tunnel sans prétention, éclairé partiellement et agréablement humide. Un parcours de cinq kilomètres en légère pente et le tube rejoint une enceinte plus conséquente, bien éclairée et climatisé, un large couloir emprunté par de petits véhicules de transports spécifiques à la base et à ses conditions, du matériel entreposé sur les côtés et des soldats s’activant de part et d’autres. La fourmilière et ses fourmis.

Un décor intéressant et impressionnant, mais certes familier pour Oliver, dont ses souvenirs revenaient gentiment car il avait déjà vécu dans ces couloirs lors de ses classes dans l’armée américaine. Des allées, des croisements et des places encore en mémoire dans son cerveau de jeune marié.

La jeep continua dans sa voie durant quinze minutes et elle s’arrêta devant le mess des officiers. La place ressemblait à un quartier de banlieue peu cossu. Une cavité creusée dans la roche et s’effilochant en hauteur telle une galerie de supermarché. Un hall de transit, frais et agréablement spacieux, avec, autour, quatre bâtiments de trois étages écrasés contre le rocher. Le centre de la base, l’unité de commandement et point de ralliement de tous les officiers, toutes armes confondues.

Le temps pour Oliver de souffler et un officier invitait les nouveaux arrivants à rejoindre le restant du bataillon dans la cafétéria. Une foule de soldats patientant les ordres, mille réservistes, pas moins. Une salle bondée, une chaleur lourde, pesante, au milieu d’hommes pas moins anxieux et nerveux. Une indéniable perversité face à l’obstacle. Des officiers conscients du devoir et de l’intervention à effectuer prochainement, mais certes très dissipés face aux risques encourus lors de pareilles manœuvres. Une insouciance certes, mais une tension clairement définie par la situation incombée.

Plus tard, le colonel Geletier pénétra dans la salle et obtient rapidement le silence intégral. Le chef de mission possédait le plan de vol de sa troupe et en sa prestance calme et sereine, comptait en faire rapidement part à ses hommes.

Nous décollons ce soir ! Mille deux cent space tunder 16d nous attendent ! La contre – attaque est imminente !

Les hommes connaissaient la mission pour l’avoir déjà effectué ou étudié durant leurs périodes de service, ils en connaissaient les causes et les effets. Derrière la lune résidait une surface en forme de losange de deux cent mille kilomètres carrés environ, le seul endroit que le soleil n’éclairait jamais. On l’a nommait la surface noire ou la surface habitable, car sur la lune les compagnies et les nations pouvaient construire leurs bases seulement sur cette superficie. Un endroit très convoité, rempli de fondements et d’édifices, maintenant complètement détruits et dévastés par l’armée martienne. Une place tellement convoitée, que certaines parcelles coûtaient plus chère qu’au centre de Manhattan. Le point d’appui avant l’impact, pour l’armée qui comptait attaquer la terre. Une sorte de ligne magique et moderne qui servait de base de départ pour chaque vaisseau comptant suivre une voie vers une autre planète. Le point central, le port, un secteur maintenant aux mains de l’ennemi et certainement le secteur de la nouvelle bataille.

Mercredi 11 heure 30.

Malgré l’incompréhension, malgré la disette, malgré ce mouvement ineffable, Sarrey n’allait pas manquer à l’éternel dîner avec sa compagne. Une séance de tête à tête taciturne, deux pairs d’yeux ineffables, distants, un couple compromit aux concessions. Autour, la lune et la terre brûlaient, des flammes gonflantes et grimpantes, une douleur intense, des hurlements agaçants dont l’écho de l’horreur remontait jusqu’au point le plus éloigné du système. Un assujettissement obligatoire, un mal s’installant au cœur d’une citadelle réputée imprenable.

Le commandant s’offrait une bouteille de vin rouge. Une denrée extrêmement rare achetée à prix d’or, un millésime sud africain étiqueté trois ans auparavant. Une senteur discrète et un arrière goût de fraise. Il se permettait d’ouvrir les grandes écoutilles externes dont leurs rôles se spécifiaient à protéger les lourdes fenêtres de l’appartement. Une vue imprenable, un lever et un coucher de soleil sur la circonférence de la planète, des rayonnements bleutés, rougeâtres et en certains endroits jaunis. Un spectacle d’une ampleur incontournable, avec en face des vaisseaux en mode géostationnaire, alignés et rangés en ordres dissipe, arborant, tous, les couleurs de la nation provenant de mars. Un fier cercle rouge avec en arrière fond, un dégradé jaune pâle. La lumière du feu et du soleil.

Malgré ce spectacle normalement fantastique, Gaëlle ne souriait pas. Son humeur méprisable se remarquait de très loin. Son teint habituellement charmeur et emprunté de fraîcheur et de bonne humeur tombait comme une fleur de tournesol en fin de journée. D’ailleurs son maquillage ne dégageait aucune gaieté, son charme naturel perdait alors tout son appoint et ses traits tirés n’envisageaient guère bon présage.

La femme observait son fier mari contempler le ciel, l’espace, la galaxie, bref son monde. Déjà attablé, une princesse au demeurant idiote, patientant un prince charmant inexistant.

La chose a bougé ?

Pas un poil !

Sarrey servait son vin comme fierté d’apparence, seul au monde, les gouttelettes, dès pénétrées dans les verres ronds, fermés et effervescents, tournoyaient en tous sens en laissant de longues traces d’alcool le long du verre.

Qu’est ce qui se passe ?

L’homme rigolait, s’asseyait, gloussait, humectait son breuvage.

Pourquoi ? Tu as peur ?

Malgré le dîner somptueux et certes inapproprié par rapport à la situation du moment, Sarrey se sentait fier et heureux. L’homme détenait la clef, la source et la lumière. La chose se développait en lui, le renforçait en son appréhension, accentuait ses forces et sa témérité. Le pouvoir grandissait au préambule de son règne, le sacrement et sa couronne d’empereur de la galaxie devenait plausible et concevable. Le maître apparaissait en sa personne, en son nom et en son génie.

La chose, dans cette salle obscure et contrôlée en permanence par plusieurs opérateurs, se maintenait gracieusement et n’indiquait aucun signe probant et apparent. Ce diamant noir, gigantesque et indestructible, retrouvé dans une mine à uranium d’état proche du l’équateur martien, suscita bien des émotions de la part des ouvriers et des dirigeants. L’accession au trône de Sarrey coïncidait à la découverte de cette pierre. Presque un symbole, une preuve ineffable. Le secret d’une réussite aux fins fonds d’une terre oubliée et inappropriée à la vie de terriens. La revanche des maudits, soutenue par la providence d’une arme absolue et indestructible. La revanche du feu face à la glace.

Mercredi 12 heure.

Le président Edward ingurgita son sandwich maladroitement. Deux tranches de pain blanc mou et une couche de pâté d’abas de poulet sans odeur. Une assiette rapidement détalée par le mess à la vue de l’augmentation importante du nombre de soldat dans la base. Car si les équipements pouvaient recevoir jusqu’à deux mille soldats, durant l’année, seul un nombre restreint entretenait ce lieu, au plus cent hommes. Des responsables de la maintenance et de l’entretien, sans aucune comparaison avec l’état major qui venait de prendre ce lieu comme résidence ce matin même.

Après il se décida de sortir de son appartement. Il marcha dans le couloir, sous un dédale de tuyaux et de câbles pendus au plafond et modestement orchestré. Des murs jaunes, crépis et modérément entretenus. Une trentaine de mètres, pas plus, mais un secteur emprunté par beaucoup de soldats. Des hommes qui, à sa vue, ne firent pas attention à sa présence et à son charisme. Un ligne droite, très courte, quelques saluts et Edwards retrouvait sa chère salle de commandement. Un espace réservé au – dessus des pupitres utilisés par les opérateurs et au centre, une table passablement débordée par l’affairement des officiers supérieurs. Le général Epton et le général De Nemours, deux êtres surchargés de questions et d’interpellations divers. Du courrier provenant de toutes parts et un va et vient d’officiers en charge de dossiers tous autant importants les uns que les autres. Une mayonnaise inhabituelle et difficile à contenir.

De Nemours l’avais repéré. Quand le président s’installait, son souffle resta bloqué sur l’intervention du général. Un homme assidu et se prétendant clairvoyant. Il se permettait de prendre son supérieur à froid et demanda du même coup un silence presque totalement respecté autour de lui.

Le phénomène se rapproche. Par rapport aux informations récoltées, nous portons à croire que plusieurs antennes ont déjà atteint notre système.

A croire que l’homme pouvait s’adresser à cet instant, au fonctionnaire le plus important de la planète, comme d’une décision à prendre tout de suite. Le vendeur aux portes à portes, tel un effet de redondance que le président, en vue de la situation, tolérait en son sein.

A l’intérieur de la salle, la chaleur se ressentait comme intolérable. Le manque d’air pesait sur les gorges. Les écrans de contrôle surchauffaient. Un opérateur inscrivait chaque phénomène sur une carte mondiale dont les limites d’états n’étaient cette fois pas définies et le président pouvait observer cet œil à chaque instant. Chaque minute un point rouge apparaissait, un chiffre indénombrable, la terre se tachetait de problèmes et de manifestations incompréhensibles. L’issue semblait fatale, extrêmement tragique. Le président des Etat - Unis d’Amérique devait prendre une lourde décision, voir son sacre anéanti par un trou noir. Une chose insignifiante, un titre ridicule et disproportionné par rapport aux problèmes réels.

Devant, les généraux, malgré le stress, semblaient apprécier la situation. Un état de guerre rendait le soldat heureux. Une bataille gagnée devait porter les responsables de l’état major en triomphe, les inscrire au panthéon, un honneur paradoxal et curieux. Comme si le but des hommes se réduisait à inscrire leur nom dans le dictionnaire. Le but des êtres, la constellation des technocrates, une exigence souvent folle mais sagement informelle.

 

Par daniel gindraux - Publié dans : React 2100
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